Le financement participatif pour contribuer à la création de contenu

tirelireVous avez sans doute déjà entendu parler du financement participatif. Peut-être avez-vous même déjà contribué à quelques projets. Le financement participatif, c’est la force de l’union. C’est le principe des petits ruisseaux qui font les grandes rivières. C’est aussi je trouve une forme de pouvoir donné aux individus. Le pouvoir d’agir sur notre quotidien en soutenant des projets en accord avec ce que nous sommes. Le pouvoir aussi de contribuer à une certaine de forme de liberté et de soutenir la créativité, l’inventivité, l’innovation et l’audace pour un avenir meilleur. Le financement participatif est un outil qui me plaît parce qu’il est à la finance ce que les circuits courts sont à la grande distribution. Une façon de s’affranchir des intermédiaires et de garder la maîtrise. Quel rapport avec le blogue ? J’y viens.

Un travail un peu spécial

Mon blogue c’est mon plaisir, c’est ma création, c’est mon besoin de partager ce que j’apprends. J’y passe volontiers du temps, j’y tisse des liens, j’y fait des rencontres et des échanges enrichissants. Créer régulièrement du contenu est stimulant et très gratifiant. C’est du concret. Je regarde mon site et je me dis :

C’est moi qui l’ai fait !

Un peu d’autosatisfaction ne fait jamais de mal, bien au contraire. C’est une des façons d’asseoir l’estime de soi et la confiance en soi. Vos partages, vos réactions, vos commentaires et vos messages sont autant de preuves de l’intérêt que vous portez à mon travail. Oui parce que c’est un travail, sauf que contrairement à ce que suggère l’étymologie du mot travail que certains font dériver de tripalium (engin de torture), ce n’est pas une torture, loin de là, c’est un travail-plaisir ! Cette étymologie est loin de faire l’unanimité d’ailleurs. Nous ne sommes donc pas condamnés à souffrir de notre travail : ouf ! Tenir le blogue, c’est un travail un peu particulier puisque pour l’instant, cette activité ne me permet pas de dégager le moindre revenu financier. Suite à mon évolution personnelle et à mes nouvelles perspectives professionnelles, une réflexion s’imposait.

Le blogue : une source de satisfactions

Je vous rassure tout de suite, mon besoin de reconnaissance est largement comblé par les retours positifs que vous êtes nombreuses et nombreux à me faire régulièrement. Comme je l’ai déjà exprimé ici, l’essence d’un blogue réside pour moi dans le lien qui se crée entre l’auteur et ses lecteurs. Je suis très satisfaite de ce lien dont je ressens l’existence chaque jour. Se sentir utile aux autres, apporter quelque chose est extrêmement gratifiant. Je me retrouve souvent à noter dans mon carnet de gratitude les joies que je retire de mon blogue.

Je me rends compte que le blogue est bien entré dans ma vie. Lorsque je me promène et que je vois de jolies choses, je prends des photos en me disant que je les partagerai sur le blogue ou sur mon compte Instagram. Si je lis un article inspirant en relation avec le bien-être, je me note les idées qui me viennent dans mon bullet journal. Si j’ai une discussion intéressante avec quelqu’un j’y puise des réflexions et des sujets à partager avec vous. Le blogue a été ma béquille pour me relever du burn-out. Aujourd’hui il est devenu une source de satisfaction et de plaisir au quotidien. Merci de me lire, d’interagir et de réfléchir avec moi. C’est ainsi que j’imaginais les choses lorsque j’ai commencé en novembre 2015.

Du temps et de la matière grise

Comme je le disais plus haut, tenir un blogue représente plusieurs heures, voire même plusieurs jours de travail par semaine. Par choix personnel et parce que j’aime garder la maîtrise de ce que je fais, j’ai choisi de tout gérer moi-même. Alors c’est sûr, ça prend du temps et de la réflexion.

Il y a évidemment l’écriture des articles, leur mise en page et leur illustration mais il y a également du travail en amont : trouver des idées, de nouveaux sujets, réaliser les photos qui viendront enrichir les billets, faire des recherches bibliographiques, lires des articles et des livres pour en extraire des idées nouvelles ou pour vous en faire la synthèse.

Bureau et clavier

Puis vient toute la partie animation du blogue avec la modération des commentaires et les réponses à celles et ceux qui posent des questions ou qui me remercient. A ce propos, j’en profite pour rappeler que si votre commentaire n’apparaît pas immédiatement à l’écran lorsque vous l’avez validé, c’est parce qu’il est en attente de modération. Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu’il est mis en attente pour que je le valide avant d’être rendu public. Ce n’est pas pour vous embêter, c’est pour éviter les spams, les personnes qui ne font un commentaire que pour laisser des liens vers des sites commerciaux ou d’éventuels propos déplacés (ça ne m’est encore jamais arrivé). Donc ce n’est pas la peine de reposter votre commentaire en vous disant que ça n’a pas marché ! Si vous avez déjà eu un commentaire approuvé (même nom et même adresse e-mail) alors votre nouveau commentaire sera publié directement. Je prends aussi le temps de répondre aux questions que vous m’adressez par e-mail en passant par ma page de contact.

Et ce n’est pas tout, il a fallu travailler pour arriver à avoir le site tel qu’il est aujourd’hui. Apporter des modifications au fur et à mesures des besoins. Améliorer l’ergonomie et les fonctionnalités pour mon confort comme pour le votre. J’ai appris énormément de choses. Je vous ai un peu raconté tout ça lorsque je vous ai ouvert les coulisses du blogue. Le développement du blogue me prend moins de temps qu’au début. Aujourd’hui c’est davantage les mises à jour logicielles, les sauvegardes, la maintenance de la base de donnée des abonnés et la présence sur les réseaux sociaux qui consomment du temps. Selon les semaines je passe entre un et deux jours à travailler pour le blogue, directement ou indirectement.

Le temps : une ressource à employer intelligemment

La cohérence

Depuis que je me suis lancée dans ma reconversion professionnelle en vue de m’installer comme sophrologue, je dispose d’un peu moins de temps que lorsque j’étais encore en arrêt maladie, à errer sans but professionnel. Aujourd’hui je suis plus occupée mais en m’organisant, j’arrive à concilier la construction de mon avenir professionnel avec la tenue du blogue. Il se trouve que celui-ci résonne particulièrement bien avec mon futur métier de sophrologue. Ce n’est sans doute pas un hasard parce que le blogue, c’est moi. Il traduit ce qui est important pour moi : se sentir bien dans son corps et dans sa tête, expliquer et transmettre, créer et s’émerveiller. Le sophrologue est en quelque sorte un formateur qui apprend à ses clients à mobiliser leurs ressources personnelles pour traverser plus facilement les épisodes difficiles de leurs vies. Je vous reparlerai de sophrologie par ici. Toujours est-il que la ligne éditoriale des Carnets du Bien-être est cohérente avec la mission professionnelle qui sera bientôt la mienne. Je compte donc intégrer le blog dans mon paysage professionnel.

Le temps c’est aussi de l’argent

Cependant, si je veux pouvoir y consacrer le temps nécessaire il faut que je m’y retrouve au niveau financier. Je vais faire le grand saut et passer du statut de salariée à celui d’indépendante. C’est un choix mûrement réfléchi mais qui suppose d’accorder du temps à développer son activité professionnelle, car comme l’écrivait Benjamin Franklin, « Le temps, c’est de l’argent. » Tout est question de satisfactions des besoins en investissant son temps efficacement. On a toujours du temps lorsqu’on l’emploie correctement et tout est affaire de priorités et de choix.

Entretien avec mon for intérieur

Passer moins de temps à développer mon activité de sophrologue pour pouvoir en consacrer à développer mon blogue, c’est possible, à condition que je puisse m’y retrouver financièrement parlant.

le temps c'est de l'argent

Lors d’une concertation avec mon for intérieur nous sommes tombés d’accord sur le principe suivant : soit je ralentissais le rythme sur le blogue au profit du développement de mon activité professionnelle, soit je faisais en sorte de retirer un revenu de mon blogue pour rémunérer le temps que j’y investissais. Rémunérer ? Mais comment ? Je suggérais sans trop de conviction de mettre des espaces publicitaires en accord avec la ligne éditoriale du blogue. Mon for intérieur s’offusqua :

«  Comment ? Tu ne peux pas faire ça alors que tu as installé un bloqueur de publicité sur ton navigateur Internet et que les pop-up intempestifs qui s’ouvrent sans prévenir et les bannières criardes qui clignotent frénétiquement ont pour seul effet de te faire fuir un site !

– Oui, c’est sûr… Au fond je disais ça comme ça… Juste pour voir ta réaction qui ne me surprend pas d’ailleurs.

– Trouve autre chose… Les articles sponsorisés ? Tu as déjà été contactée quelques fois pour ça !

– Ah non ! L’idée d’écrire dans un cadre strict ne me plaît pas. Puis je me connais, je vais me lasser. Je n’ai pas envie de passer mon temps à tester des trucs pour donner ensuite mon avis. C’est de la publicité à bon compte pour les marques mais moi ça ne me dit rien de me lancer là-dedans. C’est pas mon truc !

– T’es compliquée aussi, entre tes principes et ta liberté, on va pas s’en sortir !

– C’est toi qui parles de mes principes alors que l’idée de mettre de la pub sur le site te hérisse le poil ? Tu ne manques pas d’air !

– Ok, calme-toi !

– Et… un système d’abonnement ?

– T’es sérieuse là ?

– Heu … non. En fait je ne suis guère à l’aise avec l’idée de restreindre l’accès de mon site aux seuls internautes qui auront payé. C’est une forme d’exclusion qui me chagrine. J’aimerais mieux quelque chose de moins contraignant.

– Ben creuse-toi les méninges, cherche une autre solution !

– Et le financement participatif ? Qu’est-ce que tu en penses ?

-Le financement participatif c’est quand tu veux lancer un projet, ça ne va pas pour un blogue.

– Et bien si ! Il existe des plates-formes de financement participatif ou les internautes qui le souhaitent laissent une sorte de pourboire au créateur qui leur a fourni du contenu intéressant.

– C’est vrai ? Faut creuser là ! »

Et voilà comment j’en suis venue à envisager de vous donner la possibilité de devenir des contributeurs.

Pourquoi payer pour quelque chose de gratuit ?

Utiliser le financement participatif pour contribuer à la création de contenu sur le blogue : voilà le concept. Je me suis dit que je pourrais vous proposer de vous transformer en co-créateurs ! Lorsqu’on achète un magazine, on le paie puis on le lit. Ici, l’idée serait plutôt de dire que lorsque vous lisez les Carnets du Bien-être, vous avez la possibilité si vous le souhaitez de me laisser un pourboire ponctuel ou récurrent. Pourquoi ?

  • Parce que vous appréciez mon travail
  • Parce que vous trouvez que je produis du contenu intéressant
  • Parce que vous souhaitez me soutenir financièrement pour que je puisse continuer à publier aussi régulièrement
  • Parce que vous voulez soutenir la création libre sur Internet
  • Parce que vous aimez bien ma tête
  • Pour je ne sais quelles autres raisons auxquelles je n’ai peut-être pas pensé.

tipeee financement participatif

Comment participer ?

C’est simple. Si vous souhaitez me soutenir, vous pouvez décider de donner la somme que vous voulez (le minimum c’est 1 €) soit de manière récurrente chaque mois, soit de manière ponctuelle. On appelle cette somme un tip, ce qui veut dire « pourboire » en anglais. Pour donner un tip, il vous suffit de vous rendre sur la page Tipeee des Carnets du Bien-être (Tipeee est une plate-forme de financement participatif). Les paiements sont sécurisés et vous pouvez suspendre votre tip à tout moment. Vous trouverez toutes les règles de fonctionnements ici. Mon for intérieur et moi-même sommes en accord sur ce principe. Je vous apporte des conseils et des astuces de façon volontaire et vous, vous avez la possibilité de m’apporter 1€ ou plus de façon tout aussi volontaire. Voilà qui me semble équilibré. Après le commerce équitable, voici le blogging équitable ! J’ai environs 18 mois devant moi pour voir si le financement participatif me permet de rentabiliser le temps consacré au blogue. En fonction des résultats obtenus je déciderai soit de maintenir le rythme de publication soit de le diminuer. Maintenant que je vous ai tout expliqué, si vous avez des questions, posez-les moi dans les commentaires.

En attendant, continuez à prendre soin de vous, bichonnez-vous, il n’y a que ça de vraiment important dans le fond !

Isabelle.


Photos : CC0 Pixabay
Photo clavier : Isabelle Ducau

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4 Commentaires sur "Le financement participatif pour contribuer à la création de contenu"

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Maëlenn
Invité
J’ai lu avec attention votre billet. En lisant le titre je me suis « et mince , ce blogue va passer payant ». Et puis au fur et à mesure de ma lecture, j’ai compris pourquoi effectivement il allait « passer payant ». Au départ j’ai trouvé que c’était dérangeant et je me suis surtout dit « mince, elle va perdre des lecteurs » car je sais qu’on n’aime pas trop payer quand on peut avoir les choses gratuites. Et puis ma seconde réflexion à ete: ok, je veux bien donner de l’argent pour vous aider à poursuivre ce blogue qui m’est une bouffée d’oxygène dans… Read more »
Fanny
Invité

Oh, je suis surprise de ne voir aucun commentaire.

Personnellement, je trouve ça raisonnable, comme fonctionnement. Je ne suis pas encore allée voir sur tipee, on verra comment je m’en sors sur la plateforme, et si c’est facile à l’usage. Parce que plus c’est facile, plus il y a de chance que ça marche.

Bon retour professionnel du coup dans ta nouvelle voie, que ce soit le blog ou la sophrologie.

Fanny

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