Astuces jardin et tours de main malins

jardinage enfantLe printemps tire à sa fin, alors tant que nous sommes encore dans les semis et les plantations, je vous propose de partager quelques astuces jardin qui me simplifient la vie au potager ou au jardin d’agrément. Le jardin est une source de bien-être et de satisfactions personnelles mais aussi un lieu de partage et de convivialité. Pour prolonger ces effets bénéfiques, quoi de mieux que de trouver des astuces jardin pour se simplifier la vie ? Avec ce billet, vous découvrirez juste quelques petits trucs que j’utilise et que je trouve bien pratiques. Alors vous me suivez ? On file au jardin ! Ça tombe bien, il vient juste de s’arrêter de pleuvoir !

Astuces jardin pour un sol vivant

Avant de planter ou de semer quoi que ce soit, commencez par bien préparer le sol en le décompactant avec une grelinette (ou fourche écologique à deux manches) mais surtout ne retournez pas le sol, ni à la bêche (le fer tranchant massacre les vers de terre) ni au motoculteur (qui fait du bruit, qui pue et qui tue la microfaune du sol) : pourquoi ? Parce qu’en plus des dégâts causés à la microfaune de votre sol, le labour bouleverse la structure du sol en faisant passer en profondeur les couches de surfaces riches en humus et bien vivantes et en remontant les couches profondes beaucoup plus inertes. Cela perturbe gravement les sols et c’est tout à fait préjudiciable à vos cultures. Donc si vous avez un investissement à faire, achetez une grelinette, l’idéal est d’en prendre une à quatre dents facilement maniable par toutes et tous et dans tous types de sol. Décompacter le sol ne vous fatiguera guère, il suffit d’enfoncer les dents de la grelinette dans le sol en poussant avec le pied sur le fer puis d’exercer un mouvement de levier avec les manches, ressortir les dents de la terre pour les planter plus loin et recommencer. Ce mouvement ne retourne pas la terre, il aère simplement le sol.

La microfaune est préservée et fait le reste : les vers de terre et autres bestioles qui vivent dans les sols vivants passent leur temps à creuser des galeries dans lesquelles l’eau s’infiltre facilement ainsi que les racines des plantes, de plus leurs déjections enrichissent le sol en nutriments. Aussi laissez faire ces auxiliaires. Un sol vivant ne s’inonde pas, même par fortes pluies, il possède une structure poreuse, riche en matières organiques et qui absorbe l’eau comme une éponge, jusqu’à 300 mm d’eau par heure ! C’est à dire bien plus que les quantités d’eau qui ont pu tomber ça et là ces derniers temps, causant pourtant d’énormes dégâts aux populations concernées. Le problème, en plus de l’urbanisation excessive, c’est l’état de délabrement des sols. D’ailleurs, en ces périodes d’inondations, j’attire votre attention sur le fait qu’il n’y a jamais d’inondations dans les forêts. Pourquoi ? Parce que le sol grouille de vie, il est souple, aéré, traversé d’innombrables racines et radicelles, enrichi en permanence par la décomposition des feuilles, fleurs, fruits et branches et par les déjections animales, qu’il s’agisse des hôtes de la forêt ou de la microfaune du sol. Savez-vous que les petits tortillons que les vers de terre déposent dans votre jardin sont un concentré de nutriment ? Ce sont leurs déjections, issues de la digestion des matières organiques qu’ils trouvent dans le sol. D’ailleurs vous pouvez les récolter dans la pelouse et les dissoudre dans l’eau d’arrosage de vos légumes, c’est un engrais tout ce qu’il y a de plus naturel ! Tout est en équilibre, vous comprenez l’intérêt qu’il y a à préserver tout cela.

potager

Pour que votre sol reste vivant, paillez-le, évitez de le laisser à nu. Pour cela, utilisez du bois raméal fragmenté, issu du broyage de jeunes rameaux, des tontes de gazon ou de la paille bio (oui parce que si vous récupérez de la paille arrosée de pesticides, autant ne pas en mettre). Le paillage évitera l’évaporation et la pousse des adventices (que certains appellent mauvaises herbes …) et ça gênera même les limaces et autres gastéropodes voraces qui aiment bien les surfaces lisses pour se déplacer. Dans la nature, le sol n’est jamais nu ou alors c’est qu’il est mort, comme dans certaines régions du globe ou la déforestation a entraîné le lessivage des sols par les pluies qui ont emporté la terre végétale, laissant un sol rocheux et très pauvre sur lequel la végétation peine à s’installer. Autour de chez moi, certains sols agricoles sont si malmenés par les labours que les pluies ont emporté une grande partie de la terre végétale, il ne reste que de la caillasse et comme les sols sont morts, l’eau stagne quand il pleut et des algues viennent à se développer, c’est désolant !

Si la vie des sols vous intéresse je vous suggère d’aller faire un tour sur le site de Lydie et Claude Bourguignon qui, à la tête de leur Laboratoire d’analyse microbiologique des sols, aident les agriculteurs à restaurer leur outil de travail. A votre échelle, prenez soin de votre terre, elle vous le rendra au centuple !

Astuces jardin pour nourrir le sol

Rien de plus facile, si vous avez un jardin, vous devez avoir un compost, si ce n’est pas le cas, lancez-vous, ce n’est pas compliqué, ayez au moins deux bacs : un en cours de mûrissement et l’autre en cours de remplissage. Personnellement, j’en ai trois parce qu’avec les feuilles en automne, nous n’avions pas assez de capacité de compostage et il est hors de question qu’un gramme de matière organique sorte de chez moi : tout ce qui vient du jardin retourne au jardin, donc nous avons trois bacs et c’est le top. Pour nourrir le sol, étalez le compost sur vos planches potagères ou dans vos carrés potagers si comme moi vous avez un potager en carré. Il se peut que certains éléments du compost ne soient pas bien décomposés (des morceaux de bois par exemple ou des trognons de chou). Il suffit de tamiser le compost.

tamis à compost

Tamis à compost

Nous avons construit un tamis à compost. C’est très facile à faire : sur un cadre en bois d’une dizaine de centimètres de haut tendez un grillage à poule à mailles hexagonales que vous fixez à l’aide de cavaliers. Ainsi vous mettez votre brouette à côté du bac à compost et vous chargez quelques pelletés de compost sur le tamis que vous secouez ensuite au-dessus de la brouette. Un peu d’exercice ne vous fera pas de mal ! Il y en a bien qui paient pour soulever du plomb dans une salle de musculation en regardant le mur ! Vous pouvez bien vous payer le luxe gratuit de vous muscler les bras en tamisant votre compost à l’ombre des arbres et aux rythme du chant des oiseaux !

Quatre avantages à cette opération :

  • vous récupérez les éléments non compostés et vous les remettez en maturation
  • vous récupérez les larves de cétoine doré que vous bichonnerez, je vais vous les présenter et vous expliquer pourquoi après
  • vous retrouverez des objets perdus comme des couteaux ou des petites cuillères …
  • vous aurez un compost grumeleux, fin, noir, magnifique, débarrassé de tout élément étranger

Le grillage à poule est très utile au potager, je vous en reparlerai ! Idéalement, étalez votre compost quelques semaines avant de faire vos premiers semis puis griffez la surface du sol pour le mélanger avec les couches superficielles.

hachis d'ortieUne des astuces jardin que j’utilise pour enrichir le sol, c’est l’ortie. J’ai la chance d’avoir de l’ortie qui pousse au fond du jardin. Au moment de repiquer les tomates, je récolte l’ortie (avec des gants bien sûr) je récupère les feuilles que je hache grossièrement aux ciseaux dans un seau.

   plantation tomate   plant de tomate

 Ensuite je dépose une poignée de hachis de feuilles d’ortie dans le trou de plantation des tomates et j’enterre la tige de la tomate jusqu’à la première feuille pour favoriser la production de racines. L’ortie apporte de l’azote utile au démarrage du plant et à sa fortification.

Astuces jardin pour les semis faciles

Si vous semez en pleine terre (des carottes, des panais, des salades, des radis …) commencez par préparer le sol en le décompactant puis en apportant du compost bien mûr. Ensuite, attendez la pluie. Les graines présentes dans le compost et dans la terre vont germer, il vous suffira de mettre un coup de binette ou de serfouette et vous aurez place nette pour réaliser vos semis. C’est ce qu’on appelle la technique du faux semis. S’il ne pleut pas, vous pouvez arroser pour faire lever les graines des indésirables. Il se peut que parfois vous ayez des surprises, il m’arrive ainsi de conserver certains semis spontanés lorsque ça m’arrange : des plants gratuits ? On ne va pas se priver !

deux graines par godet

Si vous semez en godets (tomates, blettes, courgettes …), semez plusieurs graines par godets (j’en sème deux, comme les deux points sur la face d’un dé), ainsi si une graine ne lève pas, vous aurez une deuxième chance et si les deux lèvent vous aurez de quoi faire des heureux autour de vous en donnant des plans ou en faisant des échanges entre voisins ou entre amis ! Et voilà comment le potager crée aussi du lien social !

identifier semisPensez à identifier précisément vos semis, ainsi vous saurez exactement ce que vous avez semé là, si les graines ne lèvent pas vous pourrez facilement faire du tri dans vos sachets et éliminer les graines dont le pouvoir germinatif semble avoir baissé les bras. De plus si vous donnez des plants, la personne saura exactement ce qu’elle reçoit et si vous gardez des graines pour l’année prochaine vous vous souviendrez de quelle variété il s’agit. Alors, justement, si vous gardez des graines veillez à ne pas acheter des hybrides F1 parce que leurs graines sont stériles. Commercialiser des variétés stériles, c’est fait exprès comme ça les gens rachètent des plants ou des sachets de graines chaque année et c’est bon pour l’économie. Achetez des graines de variétés qui vous plaisent et chaque année, laissez grainer une petite partie de vos culture vous aurez ainsi toujours vos variétés chéries et pour zéro euros en plus !

sachet téton de vénus   graines tomates

Pour trouver des graines intéressantes et qui ne soient pas des hybrides F1 adressez-vous à Kokopelli ou à la Ferme de sainte Marthe ou à d’autres producteurs de graines bio de variétés originales et anciennes.

Astuces jardin pour lutter contre les nuisibles

Les premiers nuisibles auxquels je pense, ce sont les limaces. Personnellement, j’utilise les granulés de ferramol® qui ne sont pas toxiques pour l’environnement et pour les animaux à sang chaud comme les hérissons, les chats et accessoirement les enfants ! L’inconvénient est qu’ils fondent avec la pluie et comme la pluie attire les limaces…
L’autre méthode consiste à fouiller les touffes à proximité du potager, en général les limaces s’y cachent dans la journée pour échapper à la chaleur et attendent le soir pour sortir se gaver de mes salades. Donc je les débusque et je les écrase. Oui, c’est violent, mais pas de quartier. Elles ont un champ immense à côté de chez moi où elle peuvent manger tout ce qu’elles veulent alors si elles s’aventurent sur mon domaine, elles sont prévenues !
Un pot de fleur retourné ou un caillebotis peut aussi leur servir d’abri et il suffit de les récolter. Je ne parlerai pas des méthodes que je n’ai pas testé, comme la cendre de bois, les brisures de coquilles d’œufs ou la bière mais si vous avez expérimenté, n’hésitez pas à témoigner, cela enrichira l’article.

Lorsque vous faites vos semis, vous n’appréciez pas que des fourmis trimbalent vos précieuses graines ailleurs. Si vous avez la malchance de trouver une fourmilière pile poil où il ne faut pas, pas de panique. Personnellement, je commence toujours par leur dire que je ne suis pas d’accord pour qu’elles s’installent dans mes plantations, il y a suffisamment de place pour tout le monde. Tant pis si vous me prenez pour une illuminée mais des fois ça peut les aider à se décider à bouger pour trouver un autre home sweet home. Ensuite je passe à la phase deux : je les embête dès que je vais au potager, je touille la terre, démolissant leurs infrastructures qu’elles reconstruisent le lendemain et que je redémolis … jusqu’à ce qu’elles partent, excédées de tous ces chamboulements. Si ça ne suffit pas je sors mon arme de découragement massif ! Le vinaigre de cidre ! Et je pulvérise après avoir touillé une douche de vinaigre sur les infortunées squatteuses, indéniablement elles n’aiment pas ça. En ce moment, j’ai engagé un bras de fer avec une colonie de fourmis qui a eu la malencontreuse idée de s’installer dans ma serre, juste là où j’allais repiquer les tomates ! Je pense qu’elles ont estimé que la chaleur de la serre était tout à fait propice à l’installation de leurs couvains. Donc je les embête depuis plusieurs jours et elles sont chaque jour nettement moins nombreuses. Pour le moment, j’attends encore avant de repiquer mes plants, les fourmis abîment les racines et donc il ne faut pas planter dans une fourmilière.

grillage à poule sur semisLorsque vous semez en pleine terre, ce n’est pas avec grand plaisir que vous voyez les oiseaux venir trouver dans votre potager une mangeoire improvisée ou pire, le chat (le votre ou celui des voisins) apprécier cette terre meuble à souhaits pour creuser son trou en vue d’y déposer une offrande ! Que faire ? Je vous disais il y a peu que le grillage à poule était très utile, c’est le moment de le sortir. Pour le potager en carré c’est facile pour chaque petit carré, vous découpez un carré de grillage à poule et vous le posez sur la terre : le chat ne gratte pas et les oiseaux ne se posent plus. Pour de plus grandes surfaces vous pouvez tendre un filet protecteur. Pour ce qui est des oiseaux, vous avez aussi la possibilité de faire un épouvantail, c’est rigolo et décoratif. Laissez libre cours à votre créativité et amusez-vous !

épouvantail

Dans la serre aussi le chat peut faire des dégâts. Lorsqu’il fait chaud, ouvrir la trappe du toit n’est pas suffisant pour que la serre ne se transforme pas en fournaise, il faut aussi laisser la porte ouverte pour que l’air circule, mais alors, le chat arrive et commence à gratter où il ne faut pas. Oui parce que le chat est une grosse feignasse qui veut bien faire ses besoins dehors à condition de ne pas avoir à gratter trop dur. Donc la terre des semis, c’est juste parfait pour ses petites papattes : sale bête ! J’aime bien les chats mais pas dans mon potager ou dans mes fleurs. C’est toujours un point litigieux entre eux et moi. Qu’ils s’occupent des nuisibles comme les souris et là nous nous entendrons à merveille. En plus de ça, les souris constituent un repas parfaitement équilibré pour un matou. Bref, pour éviter que le chat n’entre dans la serre lorsque la porte est ouverte, nous avons fabriqué un cadre en bois sur lequel nous avons tendu du grillage à poule maintenu par des cavaliers.

cadre anti chats

Lorsqu’on ouvre la porte on installe le cadre anti-chats et nous voilà tranquilles ! Je vous avais bien dit que le grillage à poule c’est la panacée.

Astuces jardins pour faire grimper et pour consolider

Un autre truc que j’utilise beaucoup au jardin ce sont les fers à béton et les treillis à béton, particulièrement appréciés pour leur faible coût et leur durabilité.

Les fers à béton sont très utiles pour consolider des structures. Par exemple, lorsque nous avons posé des dalles sur lit de sable afin de rendre propre le sol de notre abri bois, nous avons réalisé la bordure en utilisant une lame de parquet terrasse en matériau composite afin de contenir le lit de sable. Pour faire tenir cette lame nous l’avons calée en enfonçant des fers à béton d’une longueur d’environ 40 cm tous les 80 cm à 1 m, ainsi les dalles ne risquent pas de bouger avec le temps.

fer à béton dalles

Nous avons récemment installé une arche pour faire grimper un kiwi et une clématite. L’arche est en métal, constituée par des tubes creux. Après avoir réfléchi à la meilleure façon de la fixer au sol nous avons eu l’idée d’enfoncer quatre fers à bétons de 1 m de long à l’emplacement des quatre pieds jusqu’à ce que 50 cm soient enfoncés dans la terre puis nous avons enfilé les tubes sur ces fers, ce qui fait que l’arche est bien ancrée dans le sol et ceci sans utiliser de plots bétons.

Nous avons aussi eu recours au fer à béton pour créer un tuteur pour notre glycine. Nous avons acheté un fer à béton de 3 m que nous avons enfoncé pour 80 cm dans le sol puis nous avons ensuite conduit la glycine autour. Aujourd’hui elle est bien enroulée autour de ce support qui lui a permis de grimper facilement jusqu’au niveau de la poudre béton au-dessus du porche de l’entrée.

tuteur glycine   glycine

Elle poursuivra sa course sur un câble en acier que nous avons tendu sur la poutre béton. Le fer à béton coûte trois fois rien et peut être mis à toutes les sauces. Vous pouvez aussi l’utiliser pour construire des tipis afin de faire monter des grimpantes.

Le treillis à béton quant à lui est excellent pour fournir un support au potager afin de faire grimper ce qui prendrait trop de place au sol : les concombres, les courges, les pois gourmand, les cornichons …

treillis à béton

Vous le coupez à la dimension qui convient et les larges mailles de 20 cm par 20 cm sont parfaites pour entrelacer les tiges. Vous pouvez aussi tuteurer des tomates sur les treillis ou sur des fers à béton.

Astuces jardins pour différencier les auxiliaires des nuisibles

Tous les vers blancs ne sont pas nuisibles au jardin. Il est important notamment de faire la différence entre la larve du hanneton (que l’on appelle parfois vers blanc) et la larve du cétoine doré (qui est aussi une larve blanche).

Le hanneton est un nuisible au potager parce que sa larve qui passe trois ans sous la terre se nourrit de racines et donc toutes les racines qui passent à sa portée sont susceptibles de faire son affaire, y compris celles de vos belles salades. D’ailleurs si vous voyez une salade se flétrir, creusez en-dessous et vous trouverez le coupable, une larve de hanneton ou alors une espèce de grosse chenille grise (la larve de noctuelle) ou encore une larve plus fine qu’un spaghetti et orangée (la larve de taupin). Toutes ces bestioles s’en prennent aux racines des plantes potagères, donc, lorsque vous les trouvez, éliminez-les sans pitié. Personnellement, je les collecte et je les mets dans une coupelle à hauts bords où les oiseaux se chargent de les récupérer à leur profit.

Cependant, il faut être sûr de ne pas détruire la larve de cétoine doré qui elle est un auxiliaire du jardinier puisqu’elle se nourrit exclusivement de matières organiques en décomposition. Elle ne s’attaquera pas à vos salades. Il est possible d’en trouver au potager si vous avez ajouté du compost récemment. En effet, il y a beaucoup de larves de cétoines dorées dans un tas de compost puisque pour elles, c’est un véritable paradis : de la matière organique en décomposition en veux-tu ? En voilà ! La larve de cétoine se gave et basiquement, elle fonctionne comme nous, plus elle mange, plus elle fait caca ! Ces déjections ressemblent à de petits granulés, on dirait du compost extrudé, de petits cylindres noirâtres hyper concentrés en nutriments. Une véritable bénédiction pour votre tas de compost. Je les appelle mes bébés et lorsque je tamise le compost j’en trouve plein que je remets immédiatement dans le tas en cours de maturation. Les larves à peine déposées sur le tas de déchets ont tôt fait de s’y enfoncer et d’attaquer leur besogne. Au bout de trois ans elles donnent naissance à un magnifique scarabée vert mordoré qui est tellement beau qu’on dirait une broche échappée de la boutique d’un joaillier parisien ! Avec quelques photos et quelques explications vous ne risquerez pas de confondre les larves de ces deux coléoptères.

Cétoine (gros et rond) Hanneton (long)

A gauche le cétoine et à droite le hanneton

La larve de hanneton est jaunâtre avec le derrière pointu et noirâtre. Elle possède des pattes suffisamment longues pour marcher dans votre main ou se carapater d’une coupelle peu profonde. Vous ne la trouverez que dans la terre où elle est susceptible de trouver des racines pour se nourrir (le potager, la pelouse par exemple). Vous ne la trouverez jamais dans le compost, ce n’est pas son affaire. Une fois adulte elle donne naissance à un scarabée marron mat pourvu d’antenne qui ressemblent à des petits ballets et qui poursuivent le travail de sape des larves en mangeant les feuillages des arbres.

Hanneton pattes logues cul pointu   Larve de hanneton marche

La larve du cétoine doré est blanche avec le derrière rond et noirâtre. Elle est beaucoup plus dodue que sa cousine. Elle possèdes des pattes si courtes qu’elles ne lui permettent pas de se déplacer en marchant dans votre main. Si vous la prenez dans la main et que vous refermez sans serrer, elle essaiera de s’enterrer en cherchant à s’enfoncer entre vos doigts ! Elle ne sera pas capable de s’échapper d’une coupelle peu profonde. Vous la trouverez en grand nombre dans le tas de compost (il m’est arrivé d’en trouver plus de 50) et il se peut que vous en trouviez au potager seulement si vous venez d’y ajouter du compost. Ne les laissez pas au potager parce qu’elles ne trouveront guère de quoi manger, faites-leur réintégrer le tas de compost pour qu’elles continuent de travailler pour vous.

Cétoine pattes courtes   Cétoine cul rond et noir

Voilà les quelques astuces jardin dont je voulais vous faire part. Si vous aussi vous avez des astuces jardin qui vous simplifient la vie n’hésitez pas à enrichir l’article par vos commentaires. Des astuces jardin pour faire pousser en toute tranquillité les fleurs et les légumes, que demander de mieux ? Le jardin est une source de bien-être par la détente qu’il procure mais si en plus nous y apportons des astuces jardin capables de rendre les tâches plus simples alors c’est encore plus de bien-être qui nous attend ! Comme disait le Candide de Voltaire

Il faut cultiver notre jardin.

Mon interprétation personnelle est qu’il faut cultiver son bonheur avec ce que nous avons sous la main et pour rester dans la métaphore jardinière, ne pas croire que l’herbe est nécessairement plus verte ailleurs. Bon jardinage à toutes et tous et prenez soin de vous.

Isabelle.


Photos : Isabelle Ducau

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2 Commentaires sur "Astuces jardin et tours de main malins"

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Noémie
Invité

Nous sommes en plein dedans avec les mêmes visions des choses que nous essayons de mettre en pratique peu à peu !
Et inspirés fortement par la « graine indocile »
Vive la grelinette ! et encore merci pour ce partage !