Faire des câlins : un remontant à consommer sans modération

diddle câlinsJe ne pouvais pas laisser passer la journée mondiale des câlins sans venir attirer votre attention sur le lien assez évident qu’il y a entre câlins et bien-être. D’autant plus que ce sujet était dans mon carnet à idées depuis un petit moment déjà ! Oui parce que le 21 janvier est la journée mondiale des câlins et figurez-vous que ça ne date pas d’aujourd’hui, cette journée existe semble-t-il depuis les années 80. Donc nous baignons quand même dedans depuis un bon bout de temps… Je n’ai pourtant pas l’impression d’avoir nagé dans les câlins ! Regardons ça de plus près.

Une journée mondiale des câlins !

Il y a maintenant des journées mondiales pour quasiment tout ! Il existe d’ailleurs un site Internet des Journées Mondiales qui recense toutes les journées mondiales existantes à ce jour et vous pourrez vous amuser à faire des recherches par thème ou par date. Cette journée mondiale des câlins aurait été instaurée par un révérend américain, Kevin Zaborney, après qu’il eût constaté que ses fidèles avaient tendance à déprimer entre la fin des fêtes de fin d’année et la saint Valentin … En cause, l’insuffisance de contacts émotionnels et de chaleur humaine ! Le câlin est un échange qui entraînerait une augmentation de la sécrétion d’ocytocine par le cerveau. Or, ce neuropeptide impliqué dans la reproduction sexuée n’aurait pas qu’un effet facilitateur sur l’accouchement et l’allaitement. Il semblerait impliqué dans le comportement en développant notamment l’empathie, en réduisant l’impact de l’anxiété et du stress sur les individus et en générant des comportements maternels. Cette hormone jouerait un rôle dans les interactions sociales. Tout cela reste assez flou tout de même mais une chose est sûre, lorsque l’on fait un câlin à quelqu’un que l’on aime, ça fait indéniablement du bien ! De là à se balader dans la rue aujourd’hui avec un panneau « Câlins gratuits », je ne sais trop qu’en penser… C’est le principe théorique de cette fameuse journée, sachez-le ! Il me semble qu’avant d’aller câliner le premier venu, on peut facilement s’entraîner sur ses proches. Chacun est libre de faire comme il l’entend et selon ses convictions bien entendu.

Le besoin de faire un câlin

Nous vivons aujourd’hui dans un monde hyper-connecté : Internet, les e-mails, les téléphones portables et les innombrables amis plus ou moins virtuels de nos réseaux sociaux. Mais il me semble que nous nous coupons toujours plus physiquement les uns des autres. Dans notre société occidentale, le tactile n’est pas bien vu (sauf pour les écrans bien sûr!) et nous n’avons pas pour habitude de nous toucher. Tout juste nous serrons-nous la main en arrivant au travail ou bien nous faisons-nous la bise lorsque nous nous connaissons mieux (une bise dans le vide de chaque côté du visage, une et deux ou bien une et deux et trois ou plus selon les régions!) et c’est tout. Pas d’embrassades chaleureuses, cela ne se fait pas, c’est culturel je pense. Dans les pays du Moyen-Orient, les rencontres sont plus exubérantes et plus chaleureuses : on salue avec force embrassades et tapes dans le dos ou sur l’épaule, on se secoue les mains pendant plusieurs secondes tout en se parlant et on se serre même dans les bras, y compris les hommes. Affaire de culture donc me semble-t-il.
Mais faire un câlin c’est réellement bénéfique : lorsque quelqu’un me câline, je sens comme une énergie qui me remplit, j’existe et je suis vivante. Ça me fait plaisir. Et quand je fais un câlin à quelqu’un je ressens du bien-être et je me fais plaisir parce que je fais plaisir à l’autre. Donc, de quelque côté de la barrière que je me trouve, le câlin est bénéfique. Pourquoi s’en priver alors ? Le contact humain est un besoin qui s’exprime très tôt dans la vie : le bébé cherche le sein de sa mère certes pour se nourrir mais aussi pour se rassurer, se réconforter. Le câlin, c’est la sécurité : ce n’est pas pour rien que les enfants se réfugient dans les bras de leurs parents lorsqu’ils ont un chagrin, une peur ou une douleur.

Les différents câlins que j’ai testé

Je suis adepte du câlin, vous l’aurez compris. Évidemment, je n’attends pas la journée mondiale des câlins pour pratiquer ! Je vous encourage à câliner vos proches aussi souvent que possible.

Le câlin amoureux

diddle bisous

Je vous rassure, je ne vais pas vous raconter ma vie personnelle ! Simplement vous dire que ceux qui ont une relation amoureuse savent bien l’importance des câlins dans cet échange avec leur partenaire. Pour moi, les câlins sont un ingrédient des préliminaires amoureux et permettent d’asseoir la confiance et d’installer une complicité réciproque. Chacun est à l’écoute de l’autre et donne du plaisir autant qu’il en reçoit. C’est un véritable dialogue sans paroles, une chorégraphie improvisée. On se câline pour se dire que l’on s’aime.

Le câlin réconfort

Si mon ado préférée rentre du collège énervée parce qu’elle a eu, je cite, « une journée de merde ! » je peux monter la voir dans sa chambre et poser mes mains sur ses épaules pour les masser doucement. Je peux aussi lui ouvrir mes bras en lui disant « Viens ! » ou bien je peux lui brosser les cheveux et passer ensuite mes doigts dans ses boucles. L’énervement ne résistera pas longtemps à ce traitement de choc et ce sera l’occasion d’entamer une discussion sur la journée en question, histoire de faire retomber la pression.

Le câlin détente

Je vais vous parler de ma petite, ma naine de sept ans et demi (qui n’est plus si petite d’ailleurs tiens!) : parfois le soir c’est miss 100 000 volt, un véritable Zébulon qui ponctue ses fin de phrases d’un rire nerveux de fin de journée. Évidemment, c’est l’heure du coucher et là je me dis que ça risque de ne pas être simple. Pas de panique, je lui propose au choix, soit un câlin massage soit un câlin Lego®. Je vous explique : avec le câlin massage mes mains se promènent sur son dos en racontant une histoire par exemple comme quoi je traverse la prairie (son dos) et je vais aller voir ce qu’il y a de l’autre côté des collines (les fesses), je descend le sentier (les jambes) et j’arrive dans un drôle d’endroit (les pieds) : c’est tellement étonnant que je vais visiter chaque orteil de plus près. Pour parachever l’affaire, je masse doucement la plante des pieds en continuant d’inventer mon histoire au fur et à mesure ; avec le câlin Lego®, je lui demande de s’asseoir sur mes genoux face à moi et nous nous serrons mutuellement les bras autour du cou l’une de l’autre, on peut aussi fourrer son nez dans le cou et respirer ou souffler ou parler, c’est comme on veut… Emboîtées comme des  Lego® ! Le câlin Lego® est excellent juste avant de s’endormir, si vous ne le faites pas déjà, je vous recommande de le pratiquer avec votre partenaire en position allongée, vous verrez …

Le câlin thérapeutique

calin lapin chien

Ça, c’est une spécialité destinée à soigner les bobos. Le must, c’est le bisou-pommade : je dépose un bisou sur la zone concernée mais attention, la technique de dépose a son importance, sinon ma naine considère que ce n’est pas un vrai bisou-pommade et que par conséquent il n’a aucun effet ! Imaginez que votre bouche est comme l’ouverture d’un tube de pommade ; lorsque vous étalez de la pommade sur la peau, vous faites sortir un peu de produit en pressant sur le tube puis vous le déposez avec un petit mouvement du poignet qui amorce l’étalage. Pour le bisou-pommade, c’est pareil, il vous faut déééééposer le bisou puis une fois que vous l’avez déposé, vous l’étalez bien consciencieusement avec votre main en massant doucement du bout des doigts jusqu’à ce que votre loupiot vous dise « J’ai plus mal ! » Facile non ?

Le câlin anti-crise

Là, c’est le câlin d’urgence : rien ne va plus ! Ma naine refuse de faire ce que je demande, je l’attrape et je la câline au lieu de me fâcher ou de la punir : beaucoup plus agréable (pour les deux) et surtout beaucoup plus efficace qu’une punition. Oui, je sais, quand on est soi-même agacé par le nain qui refuse de faire ce qu’on lui demande on se dit que ce n’est pas le meilleur moment pour faire des câlins « Non, mais oh ! Qui c’est qui commande là ? » Personnellement, je sais que si je crie et si je punis (je n’utilise jamais la fessée) c’est en fait parce que je suis énervée et que ça me défoule. En plus j’ai constaté que les punitions ne servent à rien puisque je punis toujours pour les mêmes raisons, c’est donc bien que la punition ne supprime pas la cause ! Donc, si vraiment j’ai les rognons à vif, je vais faire un petit tour (à l’étage, je me passe de l’eau froide sur le visage par exemple ou bien dans le jardin où je fais le tour de mes fleurs) puis quand je reviens je propose un câlin ou des chatouilles qui se terminent en câlins : la pression retombe et la naine rentre dans le rang, tout le monde a gagné ! Si c’est mon conjoint qui rentre du boulot tendu comme un arc, même chose, je propose un câlin et la tension s’évapore. Je ne dis pas que ça règle tout mais c’est un outil bien facile et bien agréable à utiliser. On peut aussi associer des huiles essentielles comme le Ravintsara qui apaise la fatigue nerveuse et psychique ou le Petit grain Bigarade qui calme et apaise tout en donnant de l’énergie pour avancer à nouveau : il suffit de respirer le flacon ouvert ou de déposer une goutte sur l’intérieur du poignet, frotter avec l’autre poignet et respirer profondément.

Et quand on est tout seul ?

calin ours renard

Il paraît que pour être heureux il faut avoir au moins sept minutes de câlins tous les jours. On connaît des choses plus contraignantes. Loin de moi l’idée d’exclure les personnes qui vivent seules de mon billet. Je pense bien à elles. La solitude dans notre monde hyper-connecté est un fléau. Même si le contact humain est difficile à remplacer, il est possible d’échanger des câlins avec les animaux de compagnie. Les plus faciles d’accès sont bien sûr les chiens et les chats : un chat sur vos genoux et qui ronronne, c’est du pur bonheur. D’ailleurs lorsque je me sens bien, je me dis toujours que si j’étais un chat, je ronronnerais ! Une personne qui vit seule aura tendance peut-être à se replier sur elle-même faute de contact justement. Mais, le contact appelle le contact, alors on commence par câliner son chat et on finit ensuite par renouer avec les autres, par reprendre confiance puis par tisser de nouveaux liens. Je pense que dans la vie, on a ce à quoi on croit mais chacun pense ce qu’il veut. Je n’énonce ici aucune vérité, je donne juste mon avis, je réfléchis sur mon clavier … Je vous laisse, c’est l’heure du câlin de la sortie des classes !
Câlinez-vous bien !

Isabelle.


Photos : Isabelle Ducau

 

4 réflexions sur “Faire des câlins : un remontant à consommer sans modération

  1. Aline dit :

    Je n’ai pas été habituée à faire des câlins étant petite car je ne suis pas dans une famille très expansive…
    Lorsque je suis allée en Allemagne, cela m’a fait un peu bizarre de faire des « hug » pour dire bonjour aux personnes fréquentée régulièrement, mais finalement cela s’avère assez agréable comme contact social ^^

    • Isabelle dit :

      Bonjour Aline,
      Moi non plus je n’ai pas été très habituée, mais j’ai pris le contre-pied et aujourd’hui je consomme les câlins avec bonheurs et je propose de la « calinothérapie » à mes proches dès que je les vois tendus ou tristes et comme ils en connaissent les vertus, ils acceptent et parfois ce sont même eux qui demandent !

  2. Violaine dit :

    Où je découvre la calinothérapie. C’est vrai que dans notre monde de pressés/stressés on oublie bien souvent ce petit geste pourtant si réconfortant. Merci Isabelle de nous faire découvrir ses différentes déclinaisons.

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