Histoire de Barcelone par Jean-Jacques

Je voudrais te parler de deux ou trois points particuliers que tu ne connais peut-être pas.

Comme promis voici ma dernière sélection concernant le défi d’écriture n°4. Un texte en forme de carte postale qui traîne un parfum de vacances qu’il ne tient qu’à vous de savourer en ces temps de rentrée !

Salut vieux,

Étonné de me voir déjà si loin ?

Pour moi c’est comme me trouver dans une lointaine Galaxie. Moi qui ne vais jamais plus loin que ma boîte à lettres. Si tu veux je te parle un peu de Barcelone que nous allons sous peu quitter pour Cadiz en Andalousie. Là je devrais rencontrer ce chaman dont j’ai eu l’occasion de te dire deux mots.

Je voudrais te parler de deux ou trois points particuliers que tu ne connais peut-être pas.

En quittant Barcelone par la Playa del Ingles j’ai versé une larme devant les ruines de l’ancien cynodrome, si riche en son temps. Amenés par le vent, on entendait encore les cris des lévriers à l’entrainement, plantant leurs crocs dans les épais matelas entourant les membres des gardiens.

Quel souvenir que cette palette sonore si riche, remplacée aujourd’hui par le cliquetis des chaînes des vélos tournant, un peu plus loin, sur le vélodrome rencontré peu après. Comme tu la connais, je t’épargne la flèche de la Sagrada Familia ; mais ma description barcelonaise ne serait pas complète si je ne l’évoquais. Et je te dois un pluriel exhaustif de ce qui m’a touché au travers de cette quasi  mégalopole ibérique.

Tu ne peux t’en rendre compte mais ma carte s’est bien noircie depuis que nous avons quitté Barcelone. Avec le jour finissant, l’Andalousie s’annonce avec de nouvelles couleurs. D’ici à Cadiz je pense que j’aurai gagné mon pari : remplir ma carte d’un peu plus de 300 mots.

Il nous reste à trouver l’hôtel que nous avons réservé. Un Parador à Arco de la Frontera. Qui sent déjà les Rois Catholiques et les Amériques de Colon. Cadiz n’est pas loin, où nous passerons la journée demain pour rencontrer ce chaman dont je parlais plus haut. Nous avons rendez-vous avec lui au Musée « Casa Museo de Colon ». Mais auparavant profiter du style parador avec déjà un bon bain chaud dont je sens dans mes narines le savon à l’huile d’argan et agrumes; Je ne te parle pas du dîner, ma salive pourrait salir la belle carte que je t’ai choisie.

Je te tiendrai au courant dès que j’aurai du nouveau sur la suite de mon périple précolombien.

A  plus alors, je te charge d’embrasser Isabelle et les enfants.

Jean-Jacques


Texte rédigé par Jean-Jacques, lecteur des Carnets du Bien-être, dans le cadre du 4° défi d’écriture
Photo : Pixabay CC0

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