Témoigner dans Le Monde au sujet de la diète médiatique …

témoigner dans le monde titre Il y a quelques mois de ça, j’ai écrit un billet sur la diète médiatique pour expliquer en quoi cet outil pouvait devenir un facilitateur de bien-être. J’ai partagé avec vous cette expérience tranquillement, sur mon blogue mais j’étais à cent lieues d’imaginer les conséquences que ce billet pourrait avoir, ni surtout que j’aurais l’occasion d’expliquer ma vision des choses à un lectorat plus étendu que mes chers lecteurs des Carnets du bien-être ! Il faut que je vous raconte cette histoire qui constitue dans ma petite vie une expérience aussi inattendue qu’enrichissante et réjouissante !

Le 14 mars dernier, alors que je vérifiais ma boîte mail, je tombe sur un message dont le titre attire immédiatement mon attention. Un message intitulé : Témoignage « diète médiatique » posté via le formulaire de contact de mon site et qui me laisse pantoise lorsque je vois l’adresse électronique de l’expéditeur qui mentionne @lemonde.fr  !

Bonjour,
Ce message va peut-être vous étonner. Je suis journaliste à la rédaction du Monde, et je viens de lire votre post sur la « diète médiatique », de janvier dernier.

Ben mince alors ! J’ai beau faire la diète médiatique, je sais quand même que Le Monde est un des principaux quotidiens français ! A ce stade, j’ai la bouche ouverte et je fixe l’écran, incrédule ! Au bout de quelques secondes, je reprends mes esprits et ma respiration et je poursuis ma lecture. La journaliste m’explique que le journal Le Monde vient de lancer un nouveau supplément intitulé L’Époque qui parle d’autres choses que de l’actualité anxiogène, et qui essaie de raconter le quotidien de chacun. A la fin de ce supplément, une page est consacrée à un témoignage : l’idée étant de faire témoigner une personne qui a quelque chose de particulier ou d’intéressant à raconter, qui soit éclairant sur notre quotidien et sur notre époque. Et elle se demande si j’accepterais qu’elle vienne me rencontrer pour que je lui raconte plus en détails pourquoi j’ai décidé de ne plus écouter, regarder ou lire les informations dans les médias. Elle aimerait savoir ce qui m’a poussée à choisir de m’informer autrement et quelles conséquences cela a pu avoir dans ma vie quotidienne. Le message est signé Émeline Cazi suivi de ses coordonnées pour que je la contacte.

Ça alors ! Je suis scotchée ! J’ai de nouveau la bouche ouverte et la respiration en panne. Je finis par lâcher à mon mari qui est entrain de bidouiller sur son blogue lui aussi :

« J’ai un e-mail d’une journaliste du Monde qui veut me rencontrer !

Évidemment, il pivote sur son siège les yeux ronds et me répond :

– C’est une blague ? »

Alors je lui explique que ça n’a pas l’air d’être une blague mais que quand même, je trouve que c’est un comble ! Écrire un article sur la diète médiatique et être contactée par une journaliste, ce n’est quand même pas banal et pas vraiment prévisible au départ !

le monde l'époque

Témoigner dans Le Monde ! Passé l’étonnement, mon esprit rationnel et vérificateur range les émotions au placard et reprend le dessus : il se dit que quand même, ne nous emballons pas, il faudrait vérifier que cette personne est bien ce qu’elle semble être, une journaliste du Monde.
Ni une, ni deux, je ferme la bouche et je demande à Ecosia ce qu’il connaît d’Émeline Cazi (oui, je sais, je ne suis pas comme la plupart des gens qui demandent à Google, non que je dénigre Google mais j’ai choisi un moteur de recherche éco-responsable : en effet, Ecosia est un moteur de recherche qui réemploie 80% de ses revenus publicitaires pour planter des arbres, alors pour une fois que la publicité peut être utile à quelque chose … je ne vais pas me priver) Ecosia me renvoie illico sur une page Internet du journal Le Monde ! CQFD ! Je confirme à mon cher et tendre que ceci n’est pas une blague et que donc, une journaliste veut me rencontrer pour que je lui explique le pourquoi du comment j’en suis arrivée à faire une diète médiatique !

Témoigner dans Le Monde, après l’étonnement et l’incrédulité, je trouve la situation amusante voire cocasse. Je dirai plus tard à la journaliste que pour moi, le comble de la blogueuse, c’est d’écrire un article sur la diète médiatique et d’être contactée par une journaliste en vue de témoigner dans Le Monde ! Je suis enthousiaste, je vais pouvoir partager mon point de vue avec encore plus de personnes. Le contenu annoncé de ce supplément résonne en moi : ce n’est pas de l’actualité anxiogène et ça parle de la vie des gens. Ça m’intéresse, il va falloir que je tire ça au clair. Les émotions profitant d’une faiblesse de mon côté rationnel sont ressorties du placard et c’est un festival ! Je suis comme une puce, je me dis que je la contacterai le lendemain, d’abord parce qu’il est tard et ensuite parce que j’aurai le cerveau un peu moins en ébullition à cause du mode puce qui sera redescendu entre-temps !

Après quelques échanges téléphoniques, nous avons fixé un RDV chez moi. J’avais briefé ma tribu pour que chacun joue le jeu et se tienne tranquille, vu que chez moi ce n’est pas très grand et que je n’ai pas de bureau pour recevoir qui que ce soit. La blague du jour était :

« Attention, ce soir j’ai du Monde ! »

Les filles étaient toutes excitées :

« Maman va témoigner dans Le Monde ! Maman est une star ! »

C’est fou ce que le fait de passer à la télé ou dans un journal peut représenter chez les jeunes (bon, ok, pas que chez les jeunes !). Le week-end suivant je suis allée acheter Le Monde pour voir en quoi consistait ce fameux supplément. J’espère ne pas froisser les lecteurs du Monde mais l’actualité restant l’actualité, je n’ai pas lu le journal ni le supplément sur l’économie et les entreprises (je suis désolée mais l’économie, je ne peux pas, il y en a bien qui sont allergiques aux poils de chats, moi c’est l’économie et comme ça ne m’empêche pas de vivre je ne me soigne pas, je l’avoue) par contre j’ai lu intégralement le supplément qui en effet ne traite pas d’actualité anxiogène : j’y ai trouvé un sujet en lien avec  le travail, un article en rapport avec le bien-être et la naturopathie, une enquête au sujet de l’homosexualité féminine, l’interview d’une personnalité se prêtant à l’exercice du portrait chinois, des billets au ton plus humoristique sur la parentalité, la cuisine, les poupées Barbie ou le jardin, une recette de cuisine, la présentation d’une application inattendue pour smartphone et finalement en dernière page, le fameux témoignage. Je savais à quoi m’en tenir désormais, le format me plaisait et le contenu aussi : un mélange de sujets de société, de bien-être et de billets plus légers. Rien d’angoissant dans tout ça, plutôt de la matière à réflexion, des éclairages sur la vie : ça m’a bien plu.

le monde week-end

Témoigner dans Le Monde, mazette ! L’entrevue a donc eu lieu dans la salle à manger et les filles sont restées sagement à l’étage avec mon mari qui a géré comme un chef leur mode puce : tout s’est bien passé. Nous avons échangé pendant deux heures et demie autour de la diète médiatique, des causes à l’origine de sa mise en place, des bienfaits retirés, des éventuels inconvénients … Tout ça pour témoigner dans Le Monde, plus exactement dans L’Époque, le supplément week-end du journal. Un exercice difficile pour la journaliste puisqu’il s’agit d’écrire à la première personne, ce qui suppose de retranscrire le plus exactement possible le témoignage recueilli. Je dois dire qu’Émeline Cazi a conduit l’exercice avec soin, soucieuse de transcrire au plus juste mes paroles, elle m’a contactée plusieurs fois pour valider certains passages sur lesquels elle avait des hésitations ou des imprécisions. Un travail de qualité donc, où le rédacteur doit complètement s’effacer pour laisser tout l’espace à celui ou celle qui témoigne ! Bien sûr cet article ne reprend pas tout ce que j’avais à dire sur le sujet, on ne retranscrit pas plus de deux heures d’entretien en quelques paragraphes, il y a la contrainte du format à respecter. Néanmoins ce qui est dit reflète bien mes développements. Je garde de cet entretien un excellent souvenir ! Interagir et rebondir sur les questions et les idées m’a permis d’approfondir ma pensée et d’aborder le sujet sous d’autres angles. L’échange c’est la richesse, c’est ce que je cherche à travers ce blogue avec vous, chers lecteurs. Je sais que par le biais de ce témoignage des lecteurs intéressés par les sujets dont je traite dans mon blogue deviendront mes lecteurs et peut-être aussi des amis. Je ne tire aucun avantage pécuniaire de mon blogue, tout ce que je mets à disposition de mes lecteurs est entièrement gratuit mais la richesse humaine et intellectuelle qu’il m’apporte est extraordinaire. Ma richesse, ce sont mes lecteurs, lorsque j’écris je pense à eux, je les imagine, je leur parle, comme s’ils étaient là assis en face de moi ! Tenir un blogue c’est échanger et pour échanger, il faut avoir des lecteurs et pour avoir des lecteurs , il faut se faire connaître et ça c’est pas facile : il y a les réseaux sociaux (Facebook, Instagram et Google + pour les Carnets du bien-être) mais aussi les échanges avec les autres blogueuses et blogueurs ainsi que des opportunités à saisir, comme celle qui m’a été offerte par Emeline Cazi.
Je remercie Le Monde de s’intéresser au monde ! C’est bien que la presse écrite aille ainsi vers les gens, regarde de plus près leur vie, s’arrête à leur quotidien et à leurs préoccupations et les amène à se questionner et à réfléchir, à voir les choses et les gens différemment et à découvrir d’autres points de vue. Je parle ici de la presse écrite d’actualité, il y a bien évidemment des magazines spécialisés qui font très bien cela. Voici donc ce témoignage que vous pouvez découvrir sur le site du journal et qui reprend les éléments exposés dans mon billet sur la diète médiatique avec d’avantage d’explications et de développements. J’espère que vous prendrez autant de plaisir à le lire que j’en ai eu à l’élaborer à quatre mains. Les critiques convergentes et divergentes que ne manque pas de susciter ce sujet m’inspirent beaucoup de réflexion ou d’amusement et peut-être vous en ferai-je part dans un prochain billet, si j’en ai envie.

Le monde témoignage diète médiatique

Mon mari quant à lui a décrété que désormais nous ne jouions plus dans la même cour lui et moi, tant qu’il ne serait pas contacté par L’Équipe au sujet du marathon, du trail ou de la course à pied de façon plus générale !!! Je le lui souhaite de tout cœur, il ne faut jamais dire jamais … On ne sait pas de quoi demain sera fait ; lorsque j’ai écrit cet article sur la diète médiatique, je n’imaginais pas pouvoir partager ma vision avec potentiellement plusieurs milliers de personnes ; même si tout les lecteurs du Monde ne lisent pas le supplément L’Époque, pour moi ça fait quand même beaucoup, beaucoup de monde. Alors je dis merci à tous ces lecteurs potentiels, j’espère les amener à réfléchir sur la façon de consommer l’information et tout particulièrement celle liée à l’actualité. Personnellement, c’est l’actualité qui me pose problème, qui me siphonne ma vitalité. L’information sur des sujets pour lesquels j’ai de l’intérêt n’est pas un soucis, mais c’est moi qui choisis ce sur quoi je veux m’informer en m’abonnant à d’autres blogues, à des sites ou des pages Facebook qui relaient de l’information utile pour moi, en achetant des magazines qui traitent de sujets qui m’interpellent. Je m’informe aussi en interagissant avec vous et avec d’autres blogueuses et blogueurs. De mon point de vue, il ne faut pas confondre information et actualité.

Avec Émeline Cazi, nous avons eu l’occasion d’évoquer le paradoxe suivant : si tous les lecteurs du Monde appliquaient à la lettre mes préconisations, plus personne ne lirait Le Monde. J’ai suggéré à Émeline Cazi de considérer les choses différemment. Il me semble qu’aujourd’hui beaucoup de personnes expriment un besoin qui se traduit entre autres par le succès du film documentaire « Demain » : le besoin de solutions, le besoin de propositions et l’arrêt des constats purs et simples. Aux médias de saisir cette chance de ne pas simplement délivrer de l’actualité en pointant les catastrophes mais de décortiquer tout ça pour proposer des solutions, lancer des pistes de réflexion sensées qui permettront aux gens de retrouver l’espoir pour avancer vers demain. Tout le monde sait ce qui ne va pas mais que faut-il faire pour changer les choses ? Y a-t-il des initiatives ou des alternatives qui laissent penser que des solutions existent ? Je pense que c’est à ces questions que les médias devraient apporter des réponses documentées et pertinentes. Mettez-vous dans l’esprit du film « Demain » ai-je dit à Émeline Cazi et les lecteurs vous en seront certainement reconnaissants. Elle m’a indiqué que Le Monde s’engageait déjà dans cette voie qu’il percevait comme étant une nécessité et une réelle attente des lecteurs. Ce qui se traduit sans doutes par la mise en place de ce supplément week-end qui ouvre de nouvelles perspectives, explore de nouveaux champs et sollicite la réflexion du lecteur. Pour l’instant, ce n’est qu’un rendez-vous hebdomadaire mais peut-être qu’un jour Le Monde créera de nouvelles rubriques qui seront remplies d’espoir quotidiennement… Peut-être cette tendance fera-t-elle école… Émeline Cazi m’a précisé que dans son travail journalistique elle essayait toujours de tirer du positif même des situations les plus noires. C’est tout à son honneur car je pense qu’il y a toujours quelque chose à apprendre de ce qui nous arrive et de ce qui se passe autour de nous. Il en va dans le journalisme comme dans la vie, il faut tirer des leçons pour progresser vers plus de paix, plus de bienveillance, plus de compréhension et plus de bien-être.

Prenez soin de vous,

Isabelle.


Photos : Isabelle Ducau

38 réflexions sur “Témoigner dans Le Monde au sujet de la diète médiatique …

  1. Alexandre dit :

    Bonjour,

    J’ai lu votre article avec attention et je m’y suis reconnu. J’ai également effectué une diète médiatique, qui s’est étendue à la télévision, à présent je ne supporte plus les informations et émissions remplies de faits divers ou « intrigues » peu intéressantes et qui nous font sentir mal… Tout comme vous je choisis les sujets qui m’intéressent et je trouve qu’il est bien plus agréable de vivre de cette façon. En revanche ça devient difficile de supporter les personnes « polluées » par toutes ces actus à l’image des personnes que vous citiez à propos de la sécurité de vos enfants…

    Merci beaucoup pour cet article, je l’ai trouvé très intéressant, je l’ai partagé sur mon facebook j’espère qu’il fera réfléchir au moins une personne !

    • Isabelle dit :

      Bonjour Alexandre,
      Une des personnes « polluées » que je connais bien et que j’ai l’occasion de côtoyer est ma mère : je l’adore mais elle me désole de voir le mal partout. Il faut dire qu’elle est de nature assez anxieuse et que les actualités diffusées par France Info au petit déjeuner ne l’aident guère à prendre de la distance. Nous avons eu des discussions à ce sujet mais elle reste convaincue des dangers. Je suis triste de la voir vivre en se mettant cette pression, mais je n’y peux rien, c’est son choix. D’une manière générale, j’ai remarqué qu’il est difficile de dialoguer avec quelqu’un qui a peur. La peur ferme les oreilles et débranche le cerveau : elle tétanise les gens, elle leur ôte leur bon sens et leur capacités de réflexion. Je ne les blâmes pas, je les comprends, je suis aussi passée par là. Ce que je déplore, c’est que la diffusion de l’information se fasse majoritairement de la manière dont elle se fait aujourd’hui : trop vite, trop peu vérifiée, mal expliquée, déformée voire même parfois sortie de son contexte. Elle plonge les individus dans l’angoisse sans leur donner les clés pour comprendre et trouver des solutions. Elle les fige et je rejoins Pierre qui partageait ici même un article de Télérama où il était question de la sidération des personnes devant la violence des actualités, ce type de sidération qui fait que nous restons scotché devant l’écran de télé à regarder en boucle l’effondrement des tours jumelles du World Trade Center en 2001. J’étais pétrifiée à l’époque, j’avais peur de faire naître ma fille dans ce monde (elle est née en Janvier 2002). Je dirais que c’était véritablement traumatisant de voir ces images d’individus hagards qui sortaient des décombres vers lesquels on se précipitait micro tendu ! Il y a de quoi être « pollué » ! Pour moi, la seule façon de ne pas pâtir de tout cela est de s’en protéger, comme je le fais, comme vous le faites et comme beaucoup de personnes le font. J’ai lu dans les commentaires du Monde que mon témoignage ne présentait aucun intérêt puisque je cite : « Cet article peint une situation psy particulière et individuelle, mais inutile de prétendre en faire quoi que soit d’autre car cela n’a aucun intérêt. » Or, lorsque je regarde l’ensemble des commentaires, ma situation est loin d’être particulière et je vois bien que vous êtes nombreuses et nombreux à prendre du recul de diverses manières pour diminuer l’impact négatif que le flux d’actualité a sur votre bien-être. Alors je suis contente de voir que mon cas n’est pas, je cite « trop particulier pour présenter un intérêt réel » et que même si un lecteur du monde trouve, je cite encore « le témoignage extrême et limite pathologique » (merci, je me soigne), je ne suis pas un cas isolé. Alors merci pour votre partage Alexandre et bonne continuation à vous.
      PS : soyez indulgent avec « la personne » 😉

  2. Gérard dit :

    Bonjour Isabelle,

    Comme je viens de déposer des brassées de fleurs et de louanges aux pieds des stalles, ne reste en mains que les bravos. Les voilà ! Et, sans endosser la bure de l’ascète (!), il est vrai que (au plus soft)… je n’ai cure de tout savoir des premiers furoncles de machin… dans ce monde de digests, calibrés à souhait. Ne serai-je assez curieux diable ! pour farfouiller… et trouver moi-même ? et si je ne trouve rien… et bien tant pis !
    Pour finir, je ne peux résister à citer ces vers de Brassens ( sortis bien évidement de leur contexte !)
    – …on peut souvent y lire imprimés à l’envers
    les échos, les petits potins, les faits divers

    Encore bravo et merci pour ton attention.
    Gérard

    • Isabelle dit :

      Bonjour Gérard,
      Toujours heureuse de te lire. Merci pour tes bravos et pour les fleurs qui sont mon pêché mignon comme tu le sais ! Tu as bien raison de ne pas t’embêter avec les furoncles des autres, ils seraient bien capables de venir polluer ton bulletin de santé ! Bises à toi et à Jalheen 😉

  3. Laurence dit :

    Bonjour Isabelle,
    Merci d’avoir fait part de votre diète médiatique, même si le choix de vecteur est surprenant en l’occurence, mais néanmoins il était temps que l’un d’entre nous le fasse.
    Etre informés par les médias? Voilà un moment que j’en doute. Il y a dix huit mois, j’ai été hospitalisée à la suite d’un grave dépression nerveuse, et c’est un médecin alors que je regardais les news sur BFM, qui m’a alertée sur la dangerosité de l’info en boucle.
    J’avais déjà eu le sentiment à plusieurs reprises du côté « on vous maintient dans la crainte » par des info toujours plus anxiogènes et toujours plus alarmistes. Sans compter leur côté manipulateur. Les info sont désormais relayées exactement de la même façon à tous les quotidiens par L’AFP, charge à des journalistes plus ou moins chevronnés de les restituer. On n’a qu’à noter la médiocrité -que ce soit à l’antenne- de ces relais (pauvreté du vocabulaire, des heu comme s’il en pleuvait etc…) ou sur le papier (orthographe pitoyable, redites …).
    Bref, voilà plus d’un an, désormais, pour ma part, que j’occulte volontairement tout ce qui est presse télévisuelle et presque toute presse papier, à l’exception de quelques articles que je fais le choix de lire, quand bon me semble ou que la « nécessité à mes yeux » s’en fait ressentir.
    Ce qui ne m’empêche pas d’aller voter, ni de me sentir au moins aussi intelligente que ceux qui consomment de l’acte à longueur de journée.
    Et quel gain en sérénité, et en clairvoyance!
    Isabelle, je suis on ne peut plus d’accord avec vous, et j’estime que ce choix nous redonne une forme de liberté de pensée extrêmement appréciable aujourd’hui.

    • Isabelle dit :

      Bonjour Laurence,
      Surprenant oui et même drôle ! C’est d’ailleurs ce que j’appelle un comble. C’est tout à l’honneur du journal « le Monde » d’avoir recherché ce témoignage, cela prouve qu’une réflexion est en marche et je trouve que c’est encourageant. Le monde n’est pas figé et les choses évoluent sans cesse : j’aime à me dire qu’elles évoluent vers plus de compréhension, plus d’harmonie et plus d’apaisement. L’info en continue ne date pas de si longtemps : France Info a été créé en 1987 et c’est à ma connaissance le plus ancien média d’info en continue en France, si je me trompe n’hésitez pas à rectifier bien sûr, BFM télé date de 2005, donc, il y a 30 ans, cette façon de consommer l’actualité n’existait pas, de plus il n’y avait ni Facebook (2004), ni téléphones portables (première commercialisation en 1991 en France), ni Internet (dont l’avènement date des années 1990). Ce qui veut dire que la génération précédente n’a pas baigné depuis toujours dans un flot continu d’informations de toutes sortes. Les technologies ne cessant de se perfectionner, les appareils sont capables de stocker toujours plus de données et de les transmettre toujours plus vite. Une photos prise à l’autre bout du monde se retrouve démultipliée commentée voire détournée sur les réseaux sociaux en quelques secondes. Je ne crois pas que l’humain soit capable de s’adapter à cette accélération sans tomber dans une sorte de sidération. La nocivité de cette avalanche d’informations me saute aux yeux. J’ai eu l’occasion de discuter de la vérification des sources et il me semble évident que la qualité de celle-ci varie selon les journaux, selon les journalistes, selon aussi la pression qui leur est mise, selon leur degré de résistance à cette pression, selon le caractère de gravité de l’information relayée, etc … A la lumière de cette réflexion, je me demande comment font ceux qui se basent sur l’actualité pour décider de leur vote. Sans doutes y a-t-il une manière de digérer tout cela et d’en tirer des informations pour prendre ensuite ses responsabilités de citoyens, je n’ai pas l’énergie nécessaire à une telle entreprise. Pour moi, la débauche d’énergie que me demanderait l’analyse pertinente de l’actualité ne se justifie pas et je préfère forger mes idées autrement. Je préfère réfléchir, questionner mes semblables dès que j’en ai l’occasion, échanger, lire et vivre. Comme vous je me sens plus clairvoyante ainsi, plus libre de penser et d’agir en mon âme et conscience.
      Prenez bien soin de vous.

  4. Nathalie dit :

    Je viens de lire votre article dans le journal le Monde car, si comme vous, je suis une diète médiatique j’ai choisi pour cela un abonnement en ligne avec le format papier le week-end pour que toute la famille en profite (mes fils ont plus de 20 ans et ils aiment y jeter un oeil) . Cette formule me permet de choisir les infos que je souhaite approfondir car la télévision ou la radio ont tendance à ne nous montrer que la face obscure de l’espèce humaine au point de nous faire croire que seule celle-ci existe. J’ai été abasourdie par une émission que j’ai regardé via internet, sur les conseils d’amis, au sujet de l’altruisme. Il y est démontré que nous sommes manipulés par les infos qui ne nous présentent que ce qui va mal. Votre article me conforte dans l’idée que nous avons raison de choisir la façon dont nous voulons être informées. J’ai en plus le plaisir d’avoir 3 grands garçons qui font de même en allant chercher les infos sur les sites de divers pays lorsqu’ils veulent en savoir plus mais surtout pas en subissant l’information .
    Merci au Monde de m’avoir permis de faire votre connaissance, ils ont bien compris qu’ il faut évoluer, et merci aussi de partager vos idées de façon aussi respectueuse pour les autres. Je continuerai à vous suivre avec grand plaisir.

    • Isabelle dit :

      Bonjour Nathalie,
      Tout le monde a le choix, c’est bien là un extraordinaire privilège. A chacun de s’approprier le mode de fonctionnement qui lui convient. Votre point de vue sur le fait de ne pas subir l’information mais de la choisir revient dans la majorité des commentaires des lecteurs. Beaucoup de lecteurs ont l’impression d’être dépossédés lorsqu’ils subissent l’info en continu alors que l’accès via Internet ou la presse écrite leur laisse plus de latitude dans le choix de ce sur quoi ils veulent s’informer. Je reconnais que la presse écrite est plus facile à maîtriser quant à l’information que l’on recherche ; même s’il est vrai que la une d’un journal concentre les plus gros événements et ce sont bien souvent ceux qui ont le plus de portée, ceux qui sont les plus sinistres. Difficile de passer au travers alors, mais on peut tout de même se contenter de ne subir que la une sans aller chercher les détails si on le souhaite. Il me semble salutaire de former les jeunes à l’esprit critique et de leur apprendre à conserver leur libre-arbitre à penser par eux-même, à vérifier l’information, à confronter les opinions dans le respect des autres bien évidemment. Vous semblez avoir trouvé votre façon de consommer l’actualité et je m’en réjouis. Je suis heureuse de vous accueillir chez moi en tant que nouvelle lectrice, bienvenue à vous et bonne continuation.

  5. Bruno BAIXE dit :

    Bonjour, Votre propos relayé par le Monde m’a conquis! Sans vraiment faire la diète des médias (je dois être trop addict!) je les considère avec de plus en plus de suspicion, quant à leur capacité à informer. Ils relatent souvent, au mieux des faits sans vraiment chercher à analyser. Voire leur intervention quelquefois abusive, contribue à donner de la légitimité à ce qui n’en a vraiment pas. Le Monde fait preuve d’une réelle largesse de vue en vous donnant la parole. Je vous avoue regarder avec un grand plaisir le journal du foot sur itélé, alors qu’aller voir des matchs ne m’intéresse pas du tout,mais ce moment d’échange entre passionnés est roboratif.

    Cordialement

    • Isabelle dit :

      Bonjour Bruno,
      C’est vrai que relayer le témoignage d’une diète médiatique dans un média largement distribué est assez audacieux. J’aime à penser que les choses bougent, que les gens se questionnent. Ceux qui voient le verre à moitié vide diront peut-être que ce n’est que de la com. Peut m’importe. Regarder le journal du foot ne devrait pas être trop anxiogène, je ne pense pas que vous preniez de grands risques sauf si l’agenda de l’émission prévoit d’aborder les bastons entre supporters ultra ou les débordements des hooligans ! Dans ce cas, vous pourrez toujours zapper ou sortir prendre l’air 😉
      Merci pour votre participation à ces discussions et bonne journée.

  6. POINSOT LESTERLE PASCALE dit :

    Merci d’être vous Isabelle ! Votre plume caresse mon poil à ravir ! Nous sommes de plus en plus nombreux à prendre du recul, à nous libérer du « temps de cerveau » afin de nous sortir de ce prêt-à-penser, cette « pensée paresseuse » que certains médias entretiennent avec un cynisme insultant. Le système actuel est un colosse qui, par nos actions, commence à prendre conscience que ses pieds sont d’argile. Oui,l’optimisme intelligent existe et c’est, me semble t-il, notre gage de survie. Bravo !

    • Isabelle dit :

      Bonjour Pascale,
      Je pense que le cynisme peut s’emparer des gens malgré eux, il est tellement facile d’être broyé par un système qui nous dépasse. Le culte que notre société actuelle tend à vouer à l’immédiateté favorise la mise à disposition d’informations de façon froide et dépersonnalisée. A mon sens, le manque de recul crée le cynisme que vous pointez. Tout va de plus en plus vite, tout s’accélère (ce sujet fait d’ailleurs l’objet d’un film intitulé justement « Tout s’accélère » à sortir sur nos écrans le 20.04.2016 et qui s’interroge à travers le regard des enfants sur l’accélération de notre époque et pose en substance cette question : que fait-on du temps gagné ? Ou passe-t-il alors que nous courons tous toujours plus vite ?) Alors je ralentis pour retrouver l’optimisme dont vous parlez et pour cela, je prends du temps pour moi et je fais une diète médiatique.
      Bonne journée.

  7. Suny dit :

    ça doit être une chouette expérience ça ! 🙂
    De manière générale, si je peux éviter de regarder les infos, je le fais, parce que ça me gonfle de me prendre toute cette merde en pleine face, à chaque fois. Mais j’aime tout de même, de temps en temps, savoir ce qui se passe. Bref, pour moi, ce qui est important c’est de faire la part des choses (et d’éviter de passer sa journée devant BFMtv!), et surtout de se préserver.
    J’ai beaucoup « ri » à la lecture du dernier commentaire. Ta fille a parfaitement résumé ma pensée, même si elle a été infiniment plus polie que moi… Ta réponse mérite des applaudissements, tant de maîtrise de soi c’est admirable. La bêtise n’a vraiment aucune limite, même pas celle de la « culture »!!

    • Isabelle dit :

      Merci Suny pour ton commentaire ! A vrai dire ma fille, emportée par sa fougue adolescente voulait répondre directement à Athel, mais j’ai préféré garder la main parce que je ne suis pas persuadée que ses propos auraient respecté le premier accord toltèque ! Elle s’est apaisée ensuite et a prononcé cette phrase « Le respect est décédé », je suis assez fière de mon ado préférée parce que par cette remarque elle m’a prouvé qu’elle savait exactement ce qu’était le respect et qu’elle connaissait sa valeur. Nous avons eu une discussion sur le sujet après ça et elle a convenu que maîtriser se parole est salutaire à tout point de vue mais que ce n’est pas facile. Certes ce n’est pas facile mais ça fait tellement de bien ! Il suffit de s’y mettre. Bises 🙂

  8. Sandrine dit :

    Bonjour, j’arrive ici via le
    Monde également. Tout d’abord bravo pour votre réponse, respectueuse et équilibrée au premier commentaire (au sujet duquel on ne peut pas en dire autant…). Il est pour ma part impossible de faire comme vous une diète complète de l’actualité pour des raisons professionnelles (je donne des cours justement basés sur l’actualité !) mais je comprends ce besoin et j’essaie pour ma part d’avoir une consommation raisonnée de l’actualité : uniquement sur internet, en choisissant le moment où je la consulte et mes sources et les thématiques (pas de faits divers), en faisant régulièrement des pauses (pendant les vacances par exemple), en privilégiant l’Info positive également… J’ai également un blog où je partage régulièrement les initiatives qui donnent de l’optimisme (rubrique « solution »)… Au plaisir de vous suivre donc 🙂

    • Isabelle dit :

      Bonjour Sandrine,
      Je reçois beaucoup de monde via « le Monde » 😉 ! Bienvenue chez moi ! Choisir le moment, je l’évoque dans mon témoignage, c’est une bonne chose afin d’éviter de se prendre dans la figure une mauvaise nouvelle à un moment où on se trouve soi-même en difficultés (soucis personnels, professionnels, de santé …) Les événements n’ont pas le même impact sur moi si je suis en pleine forme que si je sors d’une grippe par exemple. Notre résilience évolue selon les jours et les situations auxquelles nous sommes confrontés. Un blogue avec des initiatives qui donnent de l’optimisme ? Il faut que j’aille voir ça !
      Bonne journée à vous et merci pour votre contribution.

  9. Samuel TANCRE dit :

    Bonjour Isabelle,
    Je ne peux m’empêcher de réagir à cet article.
    Il y’a bien longtemps que j’avais identifié cette pression de l’information (fin des années 80 lorsque j’étais étudiant (en informatique industrielle)). J’ai jusque là tenté de me protéger moi même puis mon foyer.
    J’ai décidé à cette époque de ne jamais avoir de télévision chez moi et de sélectionner au mieux les radios que j’écoute (avec du coup un choix très restreint). Je confirme que l’on vit bien mieux ainsi et que l’on peut s’y adapter très facilement. C’est juste une question de choix.
    Malheureusement est apparu internet et j’avoue que j’ai beaucoup plus de mal à gérer cela, même s’il me semble choisir ce que je lis.
    J’ai eu la chance de rencontrer mon épouse qui a très facilement accepté cela bien que sa profession soit en relation avec le coeur de l’actualité internationale (ce qui est bien sûr une source de stress).
    Je m’enchante déjà de parler de votre expérience avec elle.
    Merci beaucoup pour avoir eu le courage d’exposer votre expérience et de la partager.
    C’est la première fois que j’interviens sur un blogue, un forum ou tout ce genre de possibilité d’échange numérique. Juste parce que je trouve votre initiative remarquable, je deviendrai certainement au moins un lecteur régulier de votre blogue.
    Une lueur d’espoir en plus …. Super!!!
    Samuel

    • Isabelle dit :

      Bonjour Samuel,
      Comme vous le dites très justement, c’est une question de choix même si la plupart des personnes qui ne sont pas d’accord avec mon point de vue se sentent obligés d’adhérer à mon choix, il n’en est rien et ils se mettent la pression tous seuls à ce sujet. Tous les commentaires reçus m’enrichissent quels qu’ils soient, ils alimentent ma réflexion. Si j’ai le courage et surtout l’envie de faire une compilation de l’ensemble des commentaires je commettrai un billet à ce sujet pour partager ce que cela m’inspire avec mes lecteurs. A ce propos, je serais ravie de vous retrouver parmi mes lecteurs réguliers ! Au plaisir d’interagir avec vous de nouveau. Merci pour votre message.

  10. Pierre dit :

    Bonjour,

    J’arrive sur votre blogue via le site du Monde. Votre témoignage m’a beaucoup intéressé. Il rejoint ma propre démarche de prise de distance par rapport au aspects anxiogènes de l’info immédiate. C’est à dire l’info en boucle autour d’évènements traumatisants sur lesquels on n’a pas prise.

    Un récent article de Télérama abordait ce point.

    Pour ma part j’estime n’avoir pas besoin de connaître les détails d’un fait tragique. En connaître l’existence est suffisant (et la plupart du temps totalement inutile).

    En ce qui concerne les commentaires suivant l’article du Monde, comme bien souvent ils donnent une image assez étonnante de la différence de perception de chacun. Hélas on y trouve surtout le reflet d’une lecture rapide et de jugements péremptoires, quand ce n’est pas de la haine et du rejet…

    • Isabelle dit :

      Merci Pierre pour votre commentaire. Je partage les avis émis dans cet article de Télérama que vous relayez. L’éthique journalistique est sans nul doute un exercice difficile dont on peut à juste titre se demander si les chaînes d’info en continue sont conscientes de sa nécessité. Il est évident que des victimes en état de choc sont dans l’incapacité de gérer ce qu’elles disent ou font ou de donner le moindre consentement éclairé sur le fait d’être interviewé à ce moment précis de leur vie. Ce côté que je trouve voyeur concerne plutôt la télévision et dans une moindre mesure la radio (si des personnes choquées par ce qu’elles ont vu ou vécu sont interrogées, nous pouvons nous poser les mêmes questions), la presse écrite est moins exposée à ce genre de dérives bien qu’il faille rester vigilant sur le contenu des interviews, leur retranscription et les photos diffusées.
      Merci pour ce partage qui éclaire et complète mon propos.
      Bonne journée.

  11. Ana dit :

    Bonsoir Isabelle,
    C’est par l’article du Monde au sujet de la diète médiatique, que j’apprends à vous connaître.
    Je ne suis pas une abonnée du Monde et donc je n’ai pu lire l’article en entier qu’aujourd’hui.
    Merci de l’avoir écrit. Moi non plus je n’aime pas la politique et l’économie… Mais je culpabilisais beaucoup de voir mes collègues super informés, qui pouvaient parler de tous les sujets qu’on peut lire en 1ère pages des quotidiens d’informations. Moi je ne lis qu’un ou 2 articles sur l’environnement, la cuisine ou les loisirs. J’ai même une amie qui reçoit les alertes des informations sur son téléphone portable. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai été informée des attentats à Paris, quasi quelques minutes après les évènements eux-même.
    J’habite en Suisse, mais j’ai suivis les infos des attentats quasi 2 jours non-stop. Ensuite je me suis obligée à tout éteindre et ne plus lire quoique ce soit, tellement j’étais mal. Je ne pouvais pas non plus me « laisser aller » alors que ma fille de 4 ans avait besoin de moi.
    Bref, je voulais dire que votre article m’a conforté dans mes choix. Que je n’ai pas besoin de connaitre toute l’actualité si cela permet de me protéger et de contribuer à mon bien être. Je n’ai plus de télé depuis 1 an et je m’en passe très bien.
    Je voulais vous remercier car je me suis allégée d’un poids.
    Je vais aussi m’inscrire à votre newsletter. Moi aussi j’ai opéré un grand changement dans ma vie depuis l’année dernière, à 33 ans. Votre blog résonne en moi de bonnes ondes. Merci
    Ana

    • Isabelle dit :

      Bonjour Ana,
      Merci pour votre témoignage. l’hyper-connexion est le mal de notre époque, il existe désormais des montres dites « intelligentes » qui alertent leur propriétaire du moindre e-mail ou de la moindre actualité qui tombe. Certains y trouvent leur compte, c’est tant mieux pour eux, évidemment, je ne souscris pas ! Comme disait Voltaire, « J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé » je suis convaincue par cette façon de voir. Je suis responsable de mon propre bonheur et ce n’est pas en écoutant des informations négatives et de l’actualité anxiogène que je pourrai accéder à la sérénité, donc je choisis d’éviter ce qui me nuit et j’observe un réel bénéfice. Je partage et chacun fait ce qu’il juge être approprié au regard de ses valeurs, de ses croyances et de sa situation. Je suis contente de vous accueillir comme lectrice régulière. Prenez soin de vous et de votre puce et au plaisir de vous retrouver ici bientôt !
      Bonne fin de journée.

  12. Philippe dit :

    Bonjour, au mois d’août dernier (2015), j’ai commencé ce que vous appelez une « diète médiatique » afin de découvrir en gros « où se trouve le monde », « qu’est-ce qui me parvient du monde si je n’écoute pas la radio, si je ne regarde pas la TV, si je ne navigue pas sur les sites d’info ». Si cela fait bientôt 30 ans que je n’ai pas de télévision, cette « diète » s’inscrit aussi dans une démarche plus générale de ré-conciliation(s) intérieure(s) tous azimuts – avec moi-même, les autres, le monde, etc., Je pars du principe en effet que le changement est d’abord à faire en soi-même…

    Je voulais surtout vous dire, en fait, que je trouve savoureux de lire l’article du Monde « Le jour où j’ai cessé de m’informer », donc votre témoignage, le jour précisément où j’ai décidé de cesser de… ne pas m’informer pour un temps.

    Je résonne avec votre idée de l’information comme démarche active et non comme réflexe. J’ai pu constater la même chose que vous concernant la re-configuration des peurs et la re-connexion avec son expérience personnelle propre. Parfois je m’interroge sur le fait que les nouvelles qui me sont transmises par mes entourages, durant ma « diète », sont surtout « catastrophistes » sans une attention égale aux « bonnes nouvelles » qui existent également (sous forme d’initiatives le plus souvent discrètes). Au bout du compte, je pense qu’il y a quelque chose à poursuivre dans cette démarche de découverte d’un équilibre personnel, entre « être dedans » et « être dehors ».

    Bien à vous.

    • Isabelle dit :

      Bonjour Philippe,
      Je partage votre opinion selon laquelle le changement est en nous-même avant tout. Les autres changent ensuite leur comportement par effet de miroir. En changeant soi-même on déplace l’équilibre des forces dans la relation et on l’oblige à restaurer un équilibre en modifiant aussi son comportement. Parfois c’est imperceptible mais j’ai confiance. Le mauvais occulte le bon, Jeanne Siaud-Fracchin, une psychologue clinicienne a pointé le fait suivant : si on démontre à un élève qu’il peut être satisfait de lui parce qu’il a eu 12/20 à un devoir alors qu’habituellement celui-ci collectionne les notes faibles et que dans le même temps on ajoute un « mais » stipulant que si l’élève avait travaillé avant il aurait eu la moyenne plus tôt, alors l’effet bénéfique de l’encouragement initial est complètement annulé par réprobation finale. Il me semble que ce schéma s’applique aussi aux actualités, le négatif l’emporte sur le positif tout comme en grammaire le masculin l’emporte sur le féminin, c’est une règle que je garde à l’esprit. Merci pour votre participation et bonne journée.

  13. Pierre-Adrien dit :

    Je viens de lire l’article du monde et je cherchais un moyen de vous contacter, votre blog est tout trouvé pour cela !
    Alors voici ce que j’avais modestement à vous dire : merci.
    Pour ce témoignage, pour ce qu’il apporte et parce que je m’y retrouve à 100 %.
    Comme je sais que cette position est souvent mal comprise, je voulais vous dire que je la comprends, la soutiens et la vis quotidiennement à peu près comme vous !
    Prenez également soin de vous, et bonne continuation !
    Pierre-Adrien

    • Isabelle dit :

      Bonjour Pierre-Adrien,
      Merci de votre soutien. Je mesure combien ma position peut être mal comprise à travers les commentaires divergents que je reçois. Je conçois que les gens puissent aborder les choses différemment, chacun a sa façon de voir mais ce que je trouve dommage c’est que les personnes qui ont une opinion différente n’arrivent pas à l’exprimer avec calme et respect (et le constat ne se limite malheureusement pas qu’à mon article, il est applicable à énormément de commentaires divergents sur les forums de discussions, les blogues ou FB). Je pratique la bienveillance autant que possible et tant pis si ceux qui n’y sont pas habitué prennent ça pour autre chose, à force de semer des graines, les mentalités évolueront. Personne n’est foncièrement mauvais, c’est ce que je pense.
      Bonne journée à vous.

  14. François-M. Gérin dit :

    Bonjour,

    Je viens de lire l’article vous concernant dans «Le Monde». Bravo !

    Il est vrai que, lorsqu’on se débranche des médias, on se sent d’abord coupable d’«abandonner» le monde à sa souffrance (comme si notre simple compassion à distance pouvait changer quoi que ce soit). On se fait même reprocher de «ne pas être au courant».

    Je n’en suis pas rendu comme vous au détachement complet, mais il est certain que, quand je diminue la «dose» pendant quelques jours, je me sens moins souffrant moi-même et moins agressif envers l’humanité tout entière (j’ai moins envie de dire comme Nietzsche :« Que le prochain, hélas, est dur à digérer !»)

    J’ai quand même un petit truc pour celles et ceux qui ont du mal à décrocher : je ne regarde plus les JT en direct, mais en différé sur Internet. Le générique d’ouverture dit tout ce qu’on a à savoir et je saute alors l’actualité «souffrante» pour ne m’arrêter qu’aux nouvelles culturelles et aux initiatives humanitaires (comme la rubrique «Je donne» des JT de France 2).

    L’idéal serait, bien sûr, de consacrer le temps gagné en se sevrant des médias à du travail humanitaire concret, mais nous n’avons pas tous l’âme trempée d’un abbé Pierre.

    Déjà, arriver à se sentir mieux dans sa peau est un bienfait pour l’humanité, puisque cela déteint sur notre entourage et, par conséquent, sur l’humanité.

    Encore bravo et bonne continuation.

    François-M. Gérin
    Québec

    • Isabelle dit :

      Bonjour François,
      Je suis heureuse de croiser un lecteur québécois ! J’ai de bons souvenirs du Québec où j’ai séjourné une dizaine de jours il y a maintenant pas mal d’années. J’étais partie dans le cadre d’un salon des santonniers qui se tenait à Rivière-Éternité (rien que le nom, ça repose non ?), un village situé non loin de la ville de la Baie, dans le Saguenay, si mes souvenirs sont exacts. Nous avions fêté le jour de l’an là-bas et pour moi qui suis originaire du sud de la France, le choc thermique était grandiose ! -40°C ça calme ! Je me souviens que lorsque nous ouvrions la porte du chalet pour prendre du bois dehors, une buée blanchâtre s’immisçait dans l’entrée comme lorsque chez moi j’ouvre le congélateur pour ranger des glaces !!! Des trucs qu’on ne voit pas ici chez nous. Un excellent souvenir de l’hospitalité des gens du village. Mais je m’égare … Merci pour votre commentaire qui apporte une nouvel éclairage : votre méthode de traitement de l’actualité est intéressante. Il y a beaucoup de canaux d’information disponibles par le biais d’Internet aujourd’hui, il est donc plus facile d’échapper à la pression de l’info en continue si on le désire. Consacrer le temps gagné pour soi me semble être une excellente chose, lorsque je me sens bien dans ma peau et détendue, je suis plus disponible, plus agréable, plus patiente avec les gens que je côtoie. Finalement j’y gagne et les autres aussi.
      Merci pour les encouragements.

  15. Athel dit :

    Bonjour.

    J’ai connu votre site via l’article du Monde sur votre « diète médiatique ».

    Je trouve cela consternant non seulement que le monde vous relaie (vous critiquez les faits divers mais qu’est ce que votre démarche relayée dans le monde sinon la diffusion d’un fait divers ?). Mais je trouve aussi votre démarche et ce qu’elle relève, et plus encore le fait que vous vous en vantiez absolument lamentable. Et scandaleux le fait que vous incitiez des gens à faire comme vous.

    Le privilège de nos sociétés occidentales est que le citoyen peut prendre plus ou moins part dans les affaires publiques notamment en exerçant son droit de vote. Pour prendre part intelligemment aux affaires publiques (voter intelligemment par exemple en lisant les programmes etc), il s’agit d’être bien informé et de suivre soigneusement l’actualité pour se forger une vue d’ensemble, or vous ne savez même pas qui est le premier ministre à l’instant T ce qui, si cela porte sur une personnalité qui au fond ne fait pas la politique de la France, me semble tout de même révélateur. Vous ne faites pas une « diète médiatique », vous faites une « diète citoyenne ». Sous prétexte que c’est « anxiogène ». Alors oui l’économie, la géopolitique, la politique, c’est plus complexe et plus triste que des émissions de jardinages… Néanmoins c’est ce qui donne les clés pour comprendre le monde ou se forger des idées.

    Alors j’espère madame que vous ne votez plus. Parce que laissez moi vous dire que si vous votez mais que vous vous arrogez le droit d’être une autruche, vous combinez à vous seule, loin d’être une espèce de femme cool en avance avec son temps, tous les défauts clichés d’un citoyen occidental qui veut tous les privilèges sans les responsabilités y compris celui, minimum, de s’informer.

    Le fait que vous incitiez les gens à vous suivre dans votre affaire c’est les inciter soit à voter sans rien lire, sans réfléchir à rien (c’est déjà le cas mais ce n’est pas une raison pour pousser au vice), soit à ne pas prendre aux affaires publiques du tout, ni vote, ni initiative citoyenne etc etc.

    Bref madame vous n’êtes PAS quelqu’un de novateur, vous êtes, désolé si mes mots vous heurtent, une pleurnicheuse paresseuse, et si on vous clone pour peupler la France de gens comme vous, nous aurons une société d’autruches incapables sans avis fondé sur rien. Alors l’ignorance personnelle oui, faire promotion de l’ignorance non.

    Bonne journée.

    • Isabelle dit :

      Bonjour Athel,
      Je vous remercie pour votre commentaire qui me permet de porter à la réflexion de mes lecteurs une chose que j’ai remarquée depuis que mon témoignage a été publié. Parmi les commentaires émis il y a des commentaires convergents (des lecteurs qui sont d’accord avec ma façon de voir les choses, c’est leur droit) et des commentaires divergents (des lecteurs qui désapprouvent et qui ont une autre façon de voir les choses et c’est aussi leur droit). Ce qui m’interpelle, c’est que la totalité des commentaires divergents que j’ai pu lire jusqu’à maintenant (y compris le votre) sont teintés au mieux de condescendance (je suis la pauv’ dame ou la brav’ dame) au pire d’un sentiment négatif que je pense être proche de la haine (je suis alors une paresseuse, une pleurnicheuse, une autruche, une lâche et j’en passe…).
      Pourquoi tant de haine ? Heureusement que tout le monde n’a pas les mêmes opinions sur tout, ce serait d’une platitude désespérante. Le débat contradictoire est salutaire en ce sens qu’il permet de confronter les points de vue, d’avoir de nouveaux éclairages sur des sujets dont on pensait avoir fait le tour, de revoir ses certitudes. Mais est-il pour cela nécessaire d’adopter un langage qui fait fi des règles de respect et de politesse ?
      Ce que j’ai écrit sur la diète médiatique reflète mon opinion personnelle et je n’ai jamais manqué de respect aux personnes qui tiennent absolument à se tenir au courant de l’actualité, je ne vois pas ce que cela pourrait bien m’apporter sur le plan personnel de les insulter ou même de leur dire qu’ils ont tort … Pourquoi auraient-ils tort ? Il sont en accord avec leurs systèmes de croyances et leurs valeurs qui sont simplement différents des miens. Je respecte leur position. Pour avoir observé sur moi-même le bénéfice que pouvait apporter le fait de ne plus subir l’actualité, j’ai tenu à partager cet outil sur mon blogue dans un premier temps puis auprès d’un lectorat plus important ensuite, puisque la proposition m’en a été faite. Libre à chacun de suivre ou non l’actualité, loin de moi l’idée d’imposer quoi que ce soit.
      Pour moi, ma démarche relayée dans le Monde ne relève pas du fait divers mais du témoignage, le fait divers se rapportant à des faits qui n’ont pas une portée générale mais qui concernent la vie quotidienne (exemple : une femme assomme son voisin à coup de poêle parce que celui-ci l’a traitée de paresseuse pleurnicharde, vous voyez ?) Mon témoignage n’est pas un fait, c’est un mode de vie que j’ai choisi et que chacun est libre de partager ou non, d’approuver ou de critiquer dans les limites de la bienséance et du respect.
      Libre à vous de penser qu’il faut se plonger dans l’économie, la géopolitique, la politique pour se forger des idées, c’est votre opinion, ce n’est pas la mienne. Je constate au contraire que cela obscurcit mon jugement personnel et m’empêche de prendre le recul nécessaire pour me forger mes propres idées et pas seulement digérer le prêt-à-penser que je pourrais trouver dans les médias.
      Je ne partage pas non plus l’idée qu’il faille suivre soigneusement l’actualité pour pouvoir prendre part aux affaires publiques, l’absence de connexion continue et anxiogène avec les actualités ne m’empêche pas d’avoir des idées et des projets pour une société plus humaniste à mon goût. Le vote est un devoir que je prends très au sérieux, même s’il m’est difficile de trouver des candidats susceptibles d’aller dans le sens que je souhaite. Je ne pense pas que les politiques fassent ma vie, c’est à moi de la construire, de faire des choix, de m’investir dans les causes ou les projets qui m’inspirent. Si vous avez besoin de suivre soigneusement l’actualité pour savoir quel bulletin de vote vous glisserez dans l’urne faites-le mais laissez le choix au autres d’avoir une autre vision. Votre mode de fonctionnement n’est pas le seul recevable. Heureusement, il en existe d’autres et il est possible d’en débattre parce que nous vivons dans une démocratie. La condamnation violente des opinions divergentes relève de la dictature.
      Vous faites énormément de suppositions sur moi alors que vous ne me connaissez pas. Je vous assure que cette façon de procéder ne vous attirera guère la sympathie de vos semblables. Je tiens à vous rassurer tout de même sur un point, vos propos ne m’ont pas heurtée le moins du monde mais j’ai ressenti quelque tristesse pour vous qui vivez avec tant de haine en vous. Les sentiments négatifs tels que la haine, le ressentiment ou la rancœur ont un impact considérable sur la santé des gens qui en sont la proie. Je vous invite à prendre du recul, à profiter de la vie qui apporte tant de belles choses à ceux qui se donnent la peine d’y être attentifs et à trouver une sérénité qui semble vous manquer. A la lecture de votre commentaire, ma fille m’a dit « Le respect est décédé ! » Je ne pense pas qu’il soit décédé, je pense qu’il s’est endormi et qu’il ne tient qu’à vous qu’il se réveille et retrouve toute sa vigueur.
      Bonne chance pour la suite.

    • maksen dit :

      Bonjour,

      Quel condescendance dans votre réponse à ATHEL qui de mon point de vue vise juste (d’ou votre réaction?) même si la charge est rude (mais méritée).
      Vous vous dites tout plein de bonté, amour et gentillesse mais dans votre réponse vous faites preuve d’une violence inouié ( » j’ai ressenti quelque tristesse pour vous qui vivez avec tant de haine en vous », « je vous invite à prendre du recul », « trouver une sérénité qui semble vous manquer »)
      Vous vous êtes mis sur un piédestal et supportez bien peu la critique…

      Cordialement

    • Isabelle dit :

      Bonjour Maksen,
      Vous êtes libre de vos opinions, de vos points de vue et de vos jugements qui ne concernent que vous. J’avoue que la « violence inouïe » m’a fait sourire… Je me demande ce que vous auriez écrit si votre message n’avait pas été cordial, comme vous le précisez à la fin. Ça n’a pas d’importance pour moi que vous ne me croyiez pas sincère lorsque je dis que j’ai ressenti quelque tristesse, c’est votre affaire, pas la mienne. Vous êtes libre de penser ce que vous voulez. Néanmoins, vous ne parvenez pas à faire évoluer mon constat initial, à savoir que les critiques divergentes sont nécessairement irrespectueuses. Je féliciterai chaudement la première ou le premier qui exprimera son opinion divergente sans me juger voire m’insulter. Allez, je suis sûre que c’est possible. Je descends de mon piédestal pour vous remercier de votre passage, je ne vous fais pas la bise, vous ne me croiriez pas sincère (c’est de l’humour d’accord ?). Ce n’est pas que je n’accepte pas la critique, non, ce que je n’accepte pas c’est la façon dont elle est conduite. En résumé, OK sur le fond mais pas du tout sur la forme.

    • Isabelle dit :

      J’avais dit que je remercierai celui ou celle qui arriverait à exposer son point de vue divergent sans être désagréable. J’ai enfin trouvé deux commentaires divergents et respectueux, celui de BLACKJAK03 et celui de Bfree

      @BLACKJAK03 et @Bfree : Je tiens à vous féliciter pour avoir réussi à exprimer votre désaccord tout en respectant les personnes qui sont d’un avis opposé. Depuis la publication de mon témoignage dans le Monde, vous êtes les premiers commentaires divergents qui ne soient ni insultants, ni condescendants, ni agressifs mais simplement respectueux du débat. Je commençais à me demander si j’allais réussir à en trouver un … Au fond, j’ai bien fait d’avoir confiance : alors merci beaucoup !

    • Clairette dit :

      Bonjour,
      Je ne connais ce blog que depuis sa sortie dans le journal Le Monde et je suis très contente d’avoir lu cet article. Cet article me déculpabilise sur le fait de moins suivre l’actualité car, comme Isabelle, trop touchée par certains faits, je me sens mieux de ne pas les entendre à longueur de journée.
      Par contre, je suis très choquée par votre réaction Athel. Je ne pensais pas pouvoir trouver un commentaire aussi intolérant et irrespectueux venant d’un lecteur du Monde. Je pense que chacun est libre d’exprimer ses idées et ses opinions et que, même si nous sommes en désaccord, ce n’est pas une raison pour être aussi désagréable et insultant.
      Bonne journée.

    • Isabelle dit :

      Merci Clairette. Tant mieux si je vous ai aidé à déculpabiliser ! On peut se poser la question de ce que peut nous apporter personnellement d’entendre des faits sur lesquels nous n’avons aucune prise et qui n’ont que rarement un impact direct sur notre vie quotidienne sauf évidemment l’anxiété qu’ils peuvent nous transmettre. Bonne journée à vous.

  16. p33K dit :

    C’est bien ! Bravo !

    J’ai arrêté FB cette semaine, je me sens plus libre, et d’une certaine façon comme si j’entrais en clandestinité

    • Isabelle dit :

      Merci pour votre commentaire, il est vrai que FB est aussi devenu une forme de médias, en tous cas un canal d’information. Il faut apprendre à s’en passer ou bien à l’utiliser avec discernement pour ne pas se laisser polluer par des informations non sollicitées.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *