Grippe : au secours, je suis carpette !

dormir maladeLa grippe a bien failli me tenir loin du clavier cette semaine. Bon c’est certain, il y a des choses bien plus graves, mais que nous soyons déjà malades ou pas, la grippe nous affaiblit et nous lamine ! Cette joyeuseté saisonnière a une fâcheuse tendance à s’inviter chez nous dès que nous baissons un peu notre garde immunitaire. Un peu trop fatigués, un peu trop stressés, ou un peu trop énervés et la voilà qui profite de la baisse de notre énergie vitale pour squatter notre organisme quelques jours. Le problème c’est que lorsqu’elle nous quitte, elle ne laisse pas les lieux comme elle les a trouvé ! Mais voilà que les doigts me démangent en cette fin d’après-midi, j’ai envie d’écrire, alors que je supporte tout juste le poids de mes lunettes sur mon nez et que mon œil droit larmoie encore au souvenir des heures d’hébétude passées sur le canapé du salon. Tant qu’à avoir la grippe, autant partager intelligemment avec vous !

La phase d’attaque de la grippe

Notre énergie vitale est notre meilleure alliée contre les envahisseurs en tout genre. Lorsque celle-ci baisse du fait d’une surconsommation – comme lorsque nous tournons à plein régime depuis trop longtemps, que nous en faisons trop au lieu de nous contenter de faire de notre mieux par exemple – ou lorsqu’elle est utilisée à autre chose que la sauvegarde de notre territoire personnel – comme par exemple alimenter de la colère ou de la rancœur – alors nous nous retrouvons incapables de repousser les attaques virales de la grippe. Il suffit d’une baisse des températures pour que le déficit d’énergie vitale nous empêche de réagir correctement en ajustant notre température corporelle. C’est la porte ouverte à l’invasion !

La déclaration de guerre avérée

Et que se passe-t-il alors ? Fièvre, courbatures et fatigue se proposent de vous accompagner pendant au moins trois jours de façon intense puis encore quelques jours à l’état de traces qui se rappellent à votre souvenir lorsque vous décidez de monter un escalier par exemple … Cette trilogie rappelle un autre moment plus agréable celui-là, le moment ou nous faisons une activité sportive : l’effort nous réchauffe et nous commençons à suer, puis nous sentons nos muscles qui deviennent douloureux et en fin de séance, nous sommes souvent fatigués de l’effort fourni. Lorsque nous faisons des efforts lors d’une activité sportive, nous éliminons des toxines par la voie de la transpiration (on boit d’avantage lorsqu’on fait du sport parce qu’on élimine d’avantage par la sueur). Faire du sport ça nettoie l’organisme. La grippe, c’est pareil, mais c’est moins agréable ! Alors, il vaut mieux s’attacher à éliminer les toxines autrement plutôt que d’attendre qu’une grippe nous tombe sur le coin du nez !

L’état général en prend un coup

Je ne vais pas prendre le risque d’illustrer cet article avec un auto-portrait plus élaboré que celui du début de ce billet de peur que vous ne fassiez des cauchemars (une photo prise hier par exemple …) Laissez-moi simplement vous dire que je suis carpette. Mon ado préférée a été catégorique, lorsqu’elle est rentrée du collège hier soir et qu’elle m’a vue dans mon état semi-larvaire, liquéfiée sur le canapé du salon : elle a marqué un temps d’arrêt avant de me dire :
« – On dirait que tu sors de sous la terre ! »
J’aime sa sincérité, le fait est que j’avais assez la sensation d’être une zombie ! Je lui ai répondu
– Merci ma chérie !
Ce à quoi elle a ajouté
– Ben je veux être honnête avec toi, tu préfères pas que je te dise que tu as la tête d’une princesse Disney ? »
Je l’adore mon ado préférée, vivement que je sois guérie pour lui faire un bon gros câlin ! En fait de princesse Disney, je ressemblais plutôt à une Monster High, ces poupées vampires zombies affreuses que j’appelle personnellement des mochetés ! L’œil hagard, les paupières violettes et tombantes, le nez qui coule, les traits tirés, une barre sur le front, une mâchoire qui me broyait la nuque, une barre dans les reins et mal aux jambes comme si je venais de faire un marathon (j’en ai jamais fait mais mon mari maîtrise la chose et de ce qu’il m’en a dit, ça calme bien un marathon). Je poursuis ? Ok, un coup trop chaud alors qu’il fait 21°C puis trop froid alors que j’ai un pull, la couverture polaire en double couchée sur le canapé devant le poêle qui carbure à fond, que forcément il fait plus de 25°C et que tout le monde est en tee-shirt à cause de mon dérèglement thermique intérieur ! Impossible de lire à cause des yeux qui pleurent et qui brûlent puis du cerveau qui refuse tout ce qui est conceptuel ; seules les fonctions vitales sont assurées, comme vous le savez (ou pas), c’est le système nerveux autonome qui se charge de ça, donc le cerveau est au chômage. De toute façon je n’ai pas faim, donc, il n’a pas eu sa ration de glucose et de ce fait, vexé du peu de cas que je fais de lui, il refuse toute forme de coopération. Monter l’escalier juste avec le système nerveux autonome c’est galère, même en s’accrochant à la rampe.
Sans compter que la grippe possède la faculté de vous pomper le peu d’énergie vitale que vous avez, puisque votre corps rassemble les troupes pour reprendre l’avantage parce que oh ! Faudrait pas que ça dure trop longtemps cette affaire ! Et moi, quand je n’ai plus d’énergie, je commence à déprimer, j’ai mes idées noires professionnelles qui sortent du placard dans lequel en temps normal j’arrive à les renvoyer illico. Mais là, elles profitent, elles se marrent ! « T’as vu ta tronche ma pauvre ? Tu n’y arriveras jamais ! Tu sais pas ce que tu vas devenir ! T’as autant d’énergie qu’une limace, comment tu comptes t’en sortir un jour » Et patati et patata …

Quelles solutions pour lutter contre la grippe ?

Que faire devant un désastre sanitaire pareil ? Aller voir le médecin ? Au mieux il vous prescrira du repos et au pire il vous suggérera d’avaler des antibiotiques inutiles, s’il fait partie des médecins pétochards qui ont besoin de mettre la ceinture et les bretelles pour se rassurer au cas où des fois une infection bactérienne opportuniste viendrait noircir le tableau de la grippe ; au moins il aura la conscience tranquille. Votre flore intestinale qui est quand même un bon petit soldat en terme d’immunité ne lui dira pas merci c’est évident ! Bref, évitez le médecin sauf si c’est pour obtenir le droit de vous reposer ou si vous faites partie des personnes à risques vis à vis de la grippe, comme les asthmatiques ou les cardiaques. Que faire alors ? Voici ma prescription, testée et approuvée comme il se doit ici :

Repos

Ne pas chercher à faire quoi que ce soit de toute façon dans cet état vous ne serez bons à rien ! Alors du canapé au lit et du lit au canapé avec un passage aux toilettes de temps en temps. Avec la grippe faut prendre son mal en patience et attendre que ça passe, surtout si vous ne faites pas partie des populations dites à risques.

Manger seulement si vous avez faim

L’appétit ça va, ça vient, alors suivez votre instinct et si vous n’avez pas faim n’insistez pas ! Mangez des pommes, c’est facile à digérer donc ça ne vous pompera pas trop d’énergie, ça rafraîchit et ça apporte des vitamines mais prenez des pommes bio sinon vous mangerez tous les produits chimiques qui sont concentrés dans l’épiderme de ces pauvres fruits, je ne rigole pas ! Il y a plus d’une trentaine de traitements différents sur les pommiers en agriculture comment dire … conventionnelle. Alors, soyez sérieux, déjà que votre organisme a fort à faire avec le virus de la grippe, ce n’est pas la peine de lui rajouter des substances toxiques à métaboliser qu’elles soient issues de l’agrochimie ou de l’industrie pharmaceutique !

Un petit grog

grog pour la grippe

J’aime bien ça, une infusion de thym bien chaude avec une cuillère à café de miel, le jus d’un-demi citron (bio parce que … ok, ok j’en remets pas une couche) et une cuillère à soupe de rhum (vous pouvez en mettre plus mais bon, le but ce n’est pas que votre ado préférée vous retrouve sous la table du salon en rentrant du collège, encore plus hébétée que la veille !) Le grog, ça réchauffe sérieusement, bref, vous avez l’impression d’être un peu moins naze après qu’avant.

Boire

Pas du rhum ! De l’eau, pour vous réhydrater et contrebalancer les effets de la fièvre et aussi pour faciliter le drainage des toxines par les urines. Buvez de l’eau ou des tisanes, l’infusion de thym est très bien pour son effet antiseptique.

Les huiles essentielles (bio parce que … ok ? d’accord)

Le Ravinstara.

Kécécé ? Une huile essentielle quasi magique ! L’huile essentielle produite à partir du Cinnamomum camphora cineoliferum. Cette huile a des propriétés antivirales remarquables notamment pour les voies respiratoires, elle est anti-infectieuse, renforce l’immunité, lutte contre l’écoulement nasal et facilite la toux. Cerise sur le gâteau, elle ne présente aucune contre-indication et peut être utilisée chez tout le monde du bébé au vieillard. Deux utilisations à combiner :

  • 1 goutte dans une toute petite cuillère de miel ou sur un petit sucre (bio hein?) à avaler 4 fois par jour
  • 3 gouttes dans le bas du dos, le long de la colonne et sur le thorax en massage à renouveler 4 à 5 fois par jour pour renforcer l’immunité.

huiles essentielles anti grippe

Un massage aux huiles essentielles.

Associez le Ravintsara avec trois autres huiles essentielles : l’eucalyptus radié, le laurier noble et l’arbre à thé (Tea tree). Dans une soucoupe mélangez 2 gouttes de chacune des 4 huiles et massez-vous (ou plutôt faites-vous masser …) le bas du dos, le long de la colonne et sur le thorax à renouveler 4 à 6 fois par jour pendant 2 jours pour renforcer l’immunité. Ce massage peut être réalisé en préventif une fois par jour en période d’épidémie surtout si on se sent vulnérable (fatigué, stressé, etc …). Il peut être utilisé chez les enfants mais doit être évité chez la femme enceinte ou allaitante. L’huile essentielle de laurier peut être mal tolérée par certaines peaux réactives ou à tendance allergiques, ne pas hésiter à la tester en la mélangeant avec une huile végétale (huile d’amande douce par exemple) dans ces cas pour vérifier la tolérance.

Faire des inhalations

  • Inhalation humide
    Si comme moi, vous avez la chance d’avoir le nez et les sinus complètement congestionnés et que vous vous tapez une joyeuse sinusite (je dis joyeuse parce qu’avec la douleur on a tendance à chanter sans le vouloir), il y a une solution : l’inhalation humide aux huiles essentielles ! Avant toute inhalation, lavez le nez avec du sérum physiologique, faites au mieux mais ne forcez pas trop pour vous moucher vous risquez de vous faire mal aux tympans et aux sinus ! Dans un bol d’eau bouillante, mettez une goutte d’huile essentielle d’arbre à thé (anti-infectieuse), une goutte d’huile essentielle de ravintsara (anti-infectieuse) et une goutte d’huile essentielle de menthe poivrée (anti-douleur). Un torchon sur la tête et respirez en fermant bien les yeux (sinon la menthe va vous irriter) pendant 10 minutes. Vous pouvez faire cette inhalation 2 fois par jour maximum. Moi je l’ai faite avant d’aller dormir et oh joie, je n’avais plus mal et mon nez me servait de nouveau à ce pour quoi il est prévu initialement : respirer ! J’ai réussi à m’endormir comme un bébé ! Par contre, vous ne pouvez pas utiliser ce mélange ni chez les enfants, ni chez les femmes enceintes ou allaitantes et avec précautions chez les personnes âgées à cause de l’huile essentielle de menthe. Pour les enfants utilisez simplement le ravintsara.
  • Inhalation sèche
    Vous pouvez aussi faire une inhalation sèche en mettant 2 gouttes d’huile essentielle d’eucaplyptus radié sur un mouchoir que vous respirez ensuite et renouveler l’opération 4 à 5 fois par jour. Cette option est utilisable avec les enfants sans risques, seule la femme enceinte ne doit pas inhaler l’huile essentielle d’eucalyptus radié. Il est important de respecter le chémotype de l’eucalyptus à utiliser, il s’agit bien du radié et pas du globulus ou du citronné qui ont d’autres propriétés et pas forcément les mêmes restrictions d’utilisation. L’huile essentielle d’eucalyptus radié est excellente pour aider à évacuer les sécrétions en les fluidifiant et pour empêcher le nez de couler. Elle est aussi antivirale et anti-fatigue et j’en passe !

Si après tout ça, le virus de la grippe ne commence pas à battre en retraite, je rends mon tablier ! Personnellement, voici mon parcours :

  • Jour 1 : je me sens bizarre, je sais que je couvre quelque chose, j’ai un ganglion dans le cou à droite, c’est chelou comme dirait mon ado préférée ! Et là, je sais que c’est inéluctable, un agent pathogène a décidé de venir semer la zizanie chez moi, je n’y couperai pas !
  • Jour 2 : youpi c’est la grippe ! Pire que la veille, après une nuit calamiteuse, mon état s’est rapidement dégradé, frissons, courbatures, fatigue, la trilogie infernale s’est emparée de ma petite personne me transformant prestement en zombie d’intérieur. J’ai encore un peu d’appétit, je mange quasi normalement, par contre je donne les directives de préparation du repas à mon ado préférée depuis mon QG : le canapé !
  • Jour 3 : pire que la veille, la nuit, heu … quelle nuit déjà ? Je poursuis ma dégringolade, c’est exactement là que je semble sortie de sous la terre : un Nosferatu ! A ce stade, je n’ai plus faim, juste soif, du canapé au pichet d’eau, du pichet au canapé, du canapé aux toilettes puis des toilettes au canapé … Pas glorieux ! J’ai la tête comme une bonbonne à gaz (sous pression quoi) et quand je me penche en avant il me semble qu’elle pèse 200 kg et que mon cerveau vient frapper la boîte crânienne avec violence, déjà qu’il était en stand by … La sinusite bat son plein !
  • Jour 4 : mieux que la veille, enfin, la lumière au fond du tunnel. Mon arsenal d’huiles essentielles et de glandouillage avancé commence à porter ses fruits. L’envie d’écrire me reprend en fin d’après-midi et je recommence à faire de l’humour, ce qui de l’avis de mon homme est un très bon signe ! Bon les sinus c’est pas encore ça, il va falloir refaire l’inhalation magique avant d’aller dormir mais, je suis sur la bonne voie ! J’ai toujours l’impression que mon cerveau fait « Dreling ! Dreling ! » dans ma boîte crânienne même s’il est indéniable que mon encéphale se montre bien plus coopératif qu’hier (ok, ce n’est pas difficile).
  • Jour 5 : ce sera mieux qu’aujourd’hui j’en suis sûre !

Voilà, j’ai partagé ma grippe avec vous, sympa non ? C’est sûr que je ne serai pas en état de courir après le lapin de pâques dimanche mais, soyons positifs ! J’ai éliminé des toxines et je suis toute neuve alors, un peu de repos et petit à petit je vais repartir à la hausse.

Prenez soin de vous.

Isabelle.


Photos : Isabelle Ducau
Sources :
Ma bible des huiles essentielles – Danièle Festy
Dis-moi où tu as mal, le lexique – Michel Odoul

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FlorenceIsabelleJacquessuny Auteurs de commentaires récents
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Florence
Invité
Florence

Merci pour cet article. J’en suis à l’équivalent de votre jour 3… vous avez réussi à me faire sourire, ce qui n’est pas une mince affaire en cette journée particulièrement difficile à passer. Je souhaite que d’autres personnes grippées tombent sur votre article et en ressortent rassurés.

Jacques
Invité
Jacques

Bonjour Isabelle, Je suis tombé sur votre site après avoir lu un article du Monde parlant de votre décrochage médiatique. Je partage votre point de vue et j’ai vraiment l’impression que nous sommes des lapins attirés par les phares des média, on nous promène d’une affaire à une autre, restant sur le qui-vive allant d’une horreur à une autre dans un maelstrom qui nous enlève tout sens critique. Pour moi, la page d’accueil de nos opérateurs internet est un modèle du genre (anxiogène, futile et inutile)Bref… J’ai la grippe , et malgré le désagrément que cela engendre, j’ai dû me… Lire la suite »

suny
Invité

Ah, cette saleté de grippe! J’en ai hébergé une il y a trois ans, la première de ma vie, et j’espère la dernière… moi qui suis assez dure au mal et plutôt résistante face aux microbes, j’ai passé cinq jours entiers au lit, puis deux dans le canapé, puis plusieurs semaines pour m’en remettre complètement… Et effectivement, rien à faire, à part soulager les maux de tête avec ce que j’avais sous la main, me gaver de fruits (enfin, manger en tout et pour tout un kiwi et une clémentine par jour, j’étais incapable d’avaler quoi que ce soit de… Lire la suite »

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