Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle : deuxième accord Toltèque.

personnages aztèquesCe deuxième accord est intimement lié au premier accord Toltèque que nous avons déjà exploré précédemment : quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle et pour cela vous verrez qu’avoir une parole impeccable vous sera d’un grand secours. Cet accord a rapport avec le regard que nous avons sur ce qu’il se passe autour de nous. Il est en relation directe avec notre perception des situations que nous vivons. Comment faut-il comprendre ce deuxième accord ?

C’est quoi une affaire personnelle ?

Lorsque je fais de quelque chose une affaire personnelle, cela revient à y donner mon accord. Par exemple, si quelqu’un me traite d’imbécile et que j’en fais une affaire personnelle, je le prends pour moi et cela revient à dire que je suis d’accord avec l’hypothèse que je sois une imbécile ou au moins que j’ai des doutes et que je ne suis pas sûre de ne pas en être une ! Se sentir visé, c’est se sentir concerné, c’est là que l’affaire devient personnelle.

Connaître sa valeur, une parade contre les poisons émotionnels

Les gens sont responsables de ce qu’ils disent et font. Moi, je ne suis pas responsable d’eux et je ne suis responsable que de moi-même. Leurs paroles et leurs actes leurs sont dictés par les accords qu’ils ont eux-même conclus et qui leurs font voir la vie et les gens d’une manière qui leur est strictement personnelle. Quoi qu’on vous dise et quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle au risque d’accepter le poison émotionnel que les autres vous envoient. Souvenez-vous que moins vous vous entraînerez à écouter des paroles qui ne sont pas impeccables, moins ces paroles auront d’effet sur vous. C’est là le lien avec le premier accord Toltèque : savoir s’aimer et s’apprécier, connaître sa valeur pour que les jugements proférés par autrui restent à leur place.

Mon interprétation personnelle

Voir les opinions des autres comme le miroir de leurs états émotionnels

Les opinions émises par quelqu’un ne font que refléter son état émotionnel. Par exemple, lorsque ma fille est remontée contre moi parce que je ne la laisse pas jouer dehors alors qu’il fait nuit, elle me dit « Tu es méchante ! » Je n’en fais pas une affaire personnelle en me disant que je suis une mauvaise mère, cruelle et méchante de ne pas accéder aux désirs de mon enfant. Je me dis simplement qu’elle dit ça parce qu’elle est en colère, le poison de cette émotion négative l’envahit et ça déborde comme le lait sur le feu. Pour faire redescendre la pression, elle tente de se débarrasser du poison émotionnel sur moi. Mais je n’offre pas de prise à cet assaut. Je sais que lorsqu’elle sera contente parce que je lui dirai que ce soir on va au cinéma, une toute autre charge émotionnelle s’emparera d’elle et elle s’écrira : « Tu es la meilleure Maman de l’Univers ! » Forte de connaître ma valeur, je ne prendrai pas la grosse tête et je laisserai cette remarque à sa place : la manifestation d’un trop plein de joie. Ce sont ses émotions à elle, je ne me les approprie pas, qu’elles soient positives ou négatives.
Dans cet exemple, il semble peut-être facile de respecter cet accord, surtout pour ce qui est des émotions négatives : vous aurez sûrement assez facilement tendance à ne pas croire vos enfants s’ils vous adressent des remarques blessantes, surtout si vous avez de bons rapports avec eux. Mais qu’en est-il de votre patron, de vos collègues de boulot, de vos voisins, voire de votre conjoint ou de toute autre relation familiale, sociale ou professionnelle ? Vous n’êtes pas forcément assurés de l’amour de ces personnes ou bien votre relation n’est peut-être pas aussi apaisée que vous le souhaiteriez. Pourtant, le processus est le même. Laissez les remarques, les reproches, les compliments ou les opinions à leur place ; considérez-les pour ce qu’ils sont : une manifestation extérieure d’un état émotionnel intérieur orchestré par le système de croyances de celui ou celle qui est en face de vous. Donc, quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle.

Quoi qu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle index accuser

Éviter l’escalade vers le conflit

Lorsque vous faites de l’opinion d’autrui une affaire personnelle, vous risquez de vous sentir offensé et de vouloir réagir en fonction de votre propre système de croyances. Vous irez donc au conflit et commencerez à jouer au jeu de « Qui a raison ? » Mais ce jeu est stérile : personne n’a raison et tout le monde a raison, ce n’est qu’une question de point de vue. Si votre interlocuteur émet une opinion sur vous, il le fait en accord avec son système de croyances. Pour lui, l’évidence crève les yeux : il a raison bien sûr ! Mais vous, cette opinion ne cadre absolument pas avec votre propre système de croyances : bien évidemment qu’il a tort ! Avec vos arguments bien affûtés sur la pierre solide de votre système de croyances, vous allez lui démontrer par A + B qu’il a tort et que vous avez raison. Mais lui va comparer vos arguments à son système de croyances et là, ça ne va pas coller du tout ! Comment pouvez-vous penser une seule seconde avoir raison ? Vous êtes sans doute idiot, etc … Le risque devient grand que la parole de l’un ou de l’autre ne reste pas impeccable à ce stade du débat … Il s’en suit une partie de ping-pong effrénée, laissant les deux protagonistes émotionnellement exsangues mais aussi énervés, insatisfaits ou frustrés. Il vaut mieux ne pas jouer ce genre de jeu. Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle.

Garder en tête que l’opinion d’un tiers n’engage que lui

Si les opinions émises vous concernaient vraiment et se rapportaient à ce que vous êtes réellement, elles seraient universellement reconnues par tous. Ce n’est jamais le cas. A la rigueur, la seule personne qui sache le mieux qui vous êtes c’est vous ! Certainement pas les autres, alors comment pourraient-ils émettre des opinions qui soient recevables ? Ces opinions ne vous concernent pas, ce sont les affaires des autres. Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle parce que vous ouvrirez les portes à la souffrance. Donner notre accord aux poisons émotionnels que les autres nous envoient revient à nous maltraiter. Si nous évitons d’en faire une affaire personnelle, nous ne serons jamais blessés par quelque attaque que ce soit. Nous n’avons pas besoin de croire ce que les gens nous disent, nous avons besoin de croire en nous, d’écouter notre cœur et notre intuition pour connaître notre valeur et ne pas nous exposer aux jugements de valeurs des autres.

Intégrer ce deuxième accord Toltèque dans votre mode de fonctionnement vous procurera de la liberté et vous immunisera contre les poisons émotionnels. Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle : ne souscrivez pas d’accords qui vous enferment et vous éloignent de qui vous êtes. Soyez conscients de votre valeur. J’espère vous avoir éclairé sur ce deuxième accord Toltèque. Si certaines choses que j’ai énoncées vous ont froissé ou contrarié, ne m’en veuillez pas et considérez que tout ce que j’ai dit, je l’ai dit par rapport à mon propre système de croyances qui n’est pas le même que le votre. Sur certains points vous êtes peut-être d’accord avec moi sur d’autres non, finalement j’en viens à penser que les affinités entre les personnes sont directement liées au degré de similitude de leurs systèmes de croyances respectifs !
Encore une fois, je ne prétends pas détenir la vérité, je vous fais part ici de mes réflexions suite à la lecture du livre « les quatre accords Toltèques », en espérant que cela vous enrichisse autant que moi. Je vous donne rendez-vous pour découvrir le troisième accord Toltèque dans le prochain billet. Voici en substance ce qu’il dit : ne faites pas de suppositions. En attendant, prenez soin de vous, vous le valez bien !

Isabelle.


Photos : CC0

2 réflexions sur “Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle : deuxième accord Toltèque.

  1. Suny dit :

    Ah, ça se complexifie ! Pas toujours évident de ne pas prendre pour soi des remarques qui nous sont directement adressées et, quand on a une certaine tendance à la spontanéité, encore moins évident de ne pas y réagir au quart de tour ! C’est aussi quelque chose sur lequel j’essaie de travailler, ignorer les remarques quand je sais qu’elles sont infondées, mais là, j’y arrive encore moins souvent que garder la parole impeccable…
    Si tu as des conseils pratiques à ce sujet, je suis preneuse ! 🙂

    • Isabelle dit :

      En partant de mon expérience personnelle, je peux dire que j’ai acquis comme certitude la nécessité de s’accorder de la bienveillance et de s’aimer soi-même. Cela constitue une sorte de matelas de sécurité qui fait que les attaques extérieures glissent plus facilement, parce que j’ai conscience de ma valeur personnelle, de ce que je suis. Le fait de penser souvent à cet accord n°2 aide aussi, c’est comme une sorte de réflexe à acquérir. Il faut se laisser du temps, le temps de l’apprentissage. L’émulation marche aussi : par exemple, je ne fais pas ma révolution personnelle en catimini, je discute de tout cela en famille et tout le monde s’y met ! On se « surveille » mutuellement : « Tu es sur(e) que ta parole est impeccable ? » « Ne le prends pas personnellement » sont des petites phrases qui sortent souvent à table lorsque nous nous racontons notre journée, on s’entraide pour s’améliorer, ça peut être une piste. Il faut persévérer, comme le dit l’adage, Rome ne s’est pas faite en un jour 🙂

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