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Jeûne intermittent : retour d’expérience

J’ai commencé l’expérience du jeûne intermittent en février 2020. Voilà déjà deux ans et demi bien tassés ! Faut dire qu’il s’est passé pas mal de choses depuis et j’avais complètement oublié de vous partager cette expérience. Alors voici un récapitulatif de la mise en place de ce jeûne intermittent et le bilan plus de deux ans après.

Lorsque j’ai commencé à pratiquer le jeûne intermittent, mon objectif était de nettoyer le corps et de renforcer ma santé et notamment mon système immunitaire. Je n’étais pas souvent malade mais chaque hiver, difficile d’éviter tous les microbes ! J’ai décidé de jeûner le matin et de remplacer le petit déjeuner par un jus de légumes ou de légumes et fruits. J’avais pris le soin de noter mes impressions et ce que je consommais chaque matin pendant les 12 premiers jours.

Carnet de bord de la mise en place de mon jeûne intermittent.

08/02, le premier jour : je commence un samedi matin. Je prends un jus de légume préparé avec l’extracteur de jus (pomme, carotte, chou rouge, citron, gingembre). J’ai un RDV au cabinet à 9h00. Puis je vais faire le marché avec mon mari. Ce n’est pas particulièrement dur parce que j’ai en tête l’idée d’un challenge : chiche que je vais faire le marché alors que je n’ai rien mangé depuis vendredi soir 21h00 ! Même pas mal !
Je suis dans un état un peu cotonneux. Je dirais que je ressens l’envie de manger. Je ne suis pas sûre que cette envie corresponde réellement à de la faim, mais plutôt à une habitude de manger le matin. La vue de la nourriture étalée partout sur le marché participe à cette sensation de manque. Nous mangeons à 13h00. Cela fait 16H de jeûne. L’après-midi, nous nous mettons au jardin pour tailler et passer au broyeur les branches de la haie : un peu d’activité physique donc. Nous prenons notre repas du soir vers 20h00.

09/02, jour 2 : je ressens des courbatures à l’arrière des cuisses (les muscles ischio-jambiers) liées à mes activités jardinières de la veille. Je me fais un jus à l’extracteur (betterave, citron, carotte, radis noir) et c’est tout. Je bois de l’eau dans la matinée. Nous nous remettons le matin à notre nettoyage du jardin. J’ai toujours cet état un peu cotonneux et je sens qu’il vaudrait mieux ne pas venir me prendre la tête ! J’ai vaguement mal à la tête mais c’est très léger et très diffus. La sensation de faim m’a toujours rendue un tantinet agressive. Et là, je ressens un manque. Mais je tiens bon. Pas d’autres signes à part un léger vertige si je fais des mouvements brusques. Nous déjeunons à 12h45. Ce qui fait un peu plus de 16h00 de jeune. L’après-midi nous allons marcher 6 km dans les bois. Je me ménage, je sens que je n’ai pas beaucoup d’énergie. Je rentre, je suis cuite ! Repas du soir pris et terminé à 19h30.

10/02, Jour 3 : je me fais un jus épinard, carotte, pomme absolument délicieux à l’extracteur de jus. J’ai toujours cette sensation de manque et l’impression de flotter un peu. Mais il me semble qu’elle est moins présente. Pour cause d’obligation professionnelle, je ne mange qu’à 13h45. Cela fait donc un jeûne de 18h ! Honnêtement, ça va plutôt mieux qu’hier. J’apprécie de prendre mon repas. Je goûte deux bananes à 17h45 et je prends un verre d’eau. Repas du soir terminé à 21h15 pour cause de cours de sophro collectif de 19h15 à 20h15.

11/02, jour 4 : ce matin je n’ai pas le ventre qui grogne. Je n’ai pas spécialement faim mais une sorte de sensation de vide un peu difficile à décrire. Je me fais un jus de pomme et chou rouge pour le « petit déjeuner ». La journée se passe, je n’ai pas trop d’énergie et le moral bof bof. Je me dis que peut-être mon corps s’adapte au jeûne intermittent. En plus la journée est grise et pluvieuse et j’ai mal aux cervicales (je ne sais pas ce que j’ai fait pour ça …), du coup je prends RDV chez mon ostéo, histoire de me faire remettre dans l’axe. De toutes manières, c’est bien de le faire au moins une fois par an. Je pratique aussi ma sophro pour m’aider pas des mouvements doux et en conscience et par le relâchement musculaire.

12/02, jour 5 : ce matin au réveil, je me sens plutôt mieux. J’ai super-bien dormi, tout d’un trait de 22h30 à 6h30 ! J’ai moins mal au cou, la sophro et une bonne nuit de sommeil ont fait leur effet, mes mouvements sont plus souples. Mon nez n’est pas bouché. D’habitude, j’ai très souvent le nez bouché à droite quand je me réveille, ce qui fait que j’ai tendance à ronfler la nuit. Vous allez tout savoir de ma vie ! Je me fais un jus de betterave, chou rouge, carotte et citron. C’est vraiment délicieux ces jus. J’ai moins cette sensation de vide à l’intérieur du ventre. Cette sensation difficile à décrire. Pas d’effet particulier du jeûne intermittent pour le moment.

13/02, jour 6 : j’ai mal dormi, juste 4 heures. Je prends un jus de betterave, chou rouge, citron bergamote. Ce matin j’ai une légère sensation de vertige mais je ressens moins cette sensation de vide indescriptible. La journée se passe tranquillement. Je n’ai plus du tout mal au cou mais je garde mon RDV chez l’ostéo parce que c’est bien de faire une remise dans l’axe chaque année. Je sens des tensions dans certains endroits de mon corps. C’est l’avantage de la sophro. Je suis devenue plus attentive à mes ressentis.

14/02, jour 7 : toujours un très léger vertige, comme quand on se sent en hypoglycémie. Ce matin c’est jus de chou rouge, pomme, betterave. Le petit déjeuner ne me manque pas ! Qui l’eût cru. Moi que me disais que si je ne prenais pas le petit déjeuner on allait me retrouver les pattes en l’air à 11h00 ! Pas du tout. A part cette sensation de vide dont je vous ai parlé et un peu de vertige, je ne ressens pas d’autres inconforts. Et d’ailleurs ces sensations s’atténuent de jour en jour.

15/02, jour 8 : voilà une semaine que j’ai commencé mon jeûne intermittent. Ce matin, je n’ai pas eu cette sensation de vide et pas de nez bouché non plus. J’ai fait un jus de chou rouge, fenouil, carotte, gingembre. Ça réveille ! Je pense qu’il faut mettre moins de gingembre, pourtant j’en ai mis peu. Nous sommes descendus au marché à pied pour faire le plein de légumes. Nous en consommons trois fois plus depuis que l’extracteur de jus a passé le seuil. A midi j’en ai refait un avec épinards, pommes et carottes jaunes. Mon mari a aussi sauté le petit déjeuner ce matin. Il l’avait sauté samedi dernier également. Donc ce matin c’était jeûne et randonnée ! 6 km à pieds dont 3 km avec plusieurs kilos de légumes. Moi ça va plutôt bien. Cet après-midi, c’était travaux de jardinage. Il a fait soleil toute la journée, ce qui est super agréable !

16/02, jour 9 : ce matin, ça va bien. J’ai bien dormi et je n’ai pas de sensations particulières. Après une journée passée dehors hier, je tombais de sommeil vers 21h30 ! Au programme ce matin, jus de betterave, carotte et chou rouge avec un peu de citron. C’est un jus très sucré malgré l’absence de fruits. Je pense que mon corps a intégré le fait que je ne mange plus que deux fois par jour. Ce repas du matin ne me manque pas. J’ai le temps de pratiquer ma sophro puis de préparer un jus pour tout le monde, vu que mes filles et mon mari ont pris goût aux jus à l’extracteur. Ils essaient de deviner ce que j’ai mis dedans. La durée de mon jeûne est toujours d’au moins 16h00 et parfois un peu plus.

17/02, jour 10 : je n’ai plus du tout cette sensation de vide que j’avais la première semaine. Jus de betterave, chou rouge et radis noir. J’observe que j’ai beaucoup moins de gaz intestinaux. Il faut dire que j’ai aussi pris l’habitude de manger les fruits à part. Je les consomme au goûter et c’est tout. Les fruits se digèrent rapidement et lorsqu’ils sont consommés en même temps que d’autres aliments à digestion plus lente ils ont tendance à séjourner trop longtemps dans l’intestin et à fermenter, ce qui donne des gaz.

18/02, jour 11 : j’ai toujours le nez dégagé le matin, ça c’est vraiment agréable. Ce matin, je me suis fait un jus de betterave, chou rouge radis noir carotte et citron. Je pense que ça fait trop d’ingrédients. J’en ferai avec moins. Le radis noir est vraiment piquant et je ne vais plus en mettre. Je vais le réserver aux soupes et au sirop pour la toux (en cas de besoins). L’après-midi, je descends en ville pour diverses courses en profitant du trajet de mon mari pour aller au travail et je remonte à pieds. Je marche à peu près 4 km avec un peu plus de 100m de dénivelé. Faire de l’exercice est bénéfique. Je dors mieux lorsque je me suis dépensée à l’extérieur.

19/02, jour 12 : CQFD. J’ai dormi comme un bébé de 22h30 à 6h30 non stop ! Ce matin, je fais simple : jus de betterave et carotte. C’est simple et délicieux. Tout va bien.

Bilan après plus de deux ans de jeûne intermittent

J’ai ralenti les jus parce que je ne prends pas toujours le temps d’en préparer. Parfois je ne bois que de l’eau ou un thé vert. En général, je saute les petits déjeuners du lundi au vendredi et les week-ends ou en vacances je prends un petit déjeuner – œufs à la coque ou brouillé, tartines de purée d’amande avec des dattes, thé vert et tartines beurrées (avec parfois un peu de miel ou confiture) ou des sardines en boîtes ou fraîches (si ! si !) ; tout dépend de mon humeur et de mes envies et aussi de ce qu’il y a dans les placards ou le frigo – c’est plutôt salé ou peu sucré. J’apprécie alors de passer ce moment avec mon mari. Parfois il peut m’arriver de prendre un petit déjeuner en semaine, si j’en ai envie ou si j’ai prévu d’avoir une activité physique ou intellectuelle soutenue. Je ne m’interdis rien. De plus, le week-end ou en vacances nous avons souvent une activité physique (marche, vélo, jardinage) et donc j’apprécie de manger avant.

Depuis que j’ai commencé le jeûne intermittent, j’ai été « malade » quatre fois : 2 rhumes de 2 jours, une gastro de 24h chrono et la maladie virale respiratoire à la mode qui a duré deux jours et m’a laissé une fatigue de trois semaines (il m’a fallu 2 ans et demi pour l’attraper quand même… cadeau de mon mari !). Donc niveau immunité c’est plutôt bon. C’est une habitude acquise. Je me rends compte que j’ai dit que je mangeais deux fois par jour. C’est faux. Je prends un goûter vers 17h00 lorsque je suis disponible pour ça. J’aime bien ce moment de pause. Je mange des fruits frais ou secs ou des tartines avec un verre d’eau ou un jus. Bref, c’est plutôt sucré en général.

Je suis satisfaite de ce mode de fonctionnement. Je vais donc poursuivre. Le jeûne intermittent est réservé aux adultes en bonne santé. Généralement, le jeûne intermittent permet d’éliminer les toxines et de nettoyer l’organisme. Par voie de conséquences, il améliore le sommeil, la santé de la peau et peut aussi aider à contrôler l’hyper-tension, à perdre du poids, à réguler la cholestérolémie ou encore améliore la concentration en favorisant la régénération des neurones ! Vous chercherez sur le net si vous voulez en savoir plus sur la question. Aujourd’hui je n’ai plus de sensations de manque quand je saute le petit déjeuner. Mon corps « sait » que ce n’est pas grave parce qu’on va manger plus tard.

Prenez soin de vous

Isabelle.

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Claire Taziaux
Claire Taziaux
11 septembre 2022 11 h 49 min

Merci, Isabelle, pr cet intéressant compte rendu de ton expérience, ça peut être inspirant… Appréciable, la liberté que tu t accordes d écouter ton ressenti et de prendre parfois un déjeuner consistant…
Personnellement, je déjeune en semaine de quinoa cuite avec un lait végétal,(cuit-vapeur), c est léger, rapide et nourrissant , j y ajoute l un ou l autre fruit de saison et quelques flocons de châtaigne toastées, recette antioxydante …
Au plaisir de partager avec toi et tes lecteurs/trices